| LE RAPPORT CHOLET
| Le rapport CHOLET est un document salutaire!
En effet, certains ne trouveront qu'il ne s'agit là que d'un document
vieillot, qui présente des thèses obsolètes. Bref, que l'unique
intérêt de ce type de document concerne l'histoire de l'Histoire,
et n'amène rien à la recherche "moderne". Pourtant,
et le cas est assez rare pour être relevé, un chercheur avéré
dresse un état de ses propres recherches, directement exploitables
par ses successeurs. C'est d'autant plus gentil qu'en avril 1967
je n'étais même pas né!
En effet, l'un des problèmes dont souffre la recherche à Rennes
le château, c'est le silence dont "ceux qui savent"
entourent leurs recherches. J. CHOLET le signale lui même à la
fin de son rapport: d'autres équipes ont fait des fouilles avant
lui, dont on ne sait rien aujourd'hui, même pas si elles ont été
fructueuses!
Le principal intérêt de ce rapport CHOLET, c'est donc son rôle
de mémoire: Il y a des caveaux sous le sol de l'église. Il n'y
a rien d'enterré derrière le maître Autel. Etc… etc…
Les notes et renvois sont un travail personnel de commentaires.
Je me suis peu attaché au développement des thèses, car que celui
qui a le culot de penser ne s'être jamais lui même trompé dans
le développement de ses thèses lui jette la première critique.
J'ai plutôt essayé d'apporter des précisions sur certaines info… |
| 1) |
|
A
l'époque de la Gaule, il y avait en ce lieu un temple
dédié au Dieu ARES et c'est de ce nom que découle
celui de Rennes le château; la première déformation
est due aux Wisigoths: Radaès, puis vinrent: Reda,
Rédé, Rédéa, Rèda-Castel et enfin Rennes le château.
Les Celtes adoraient le Dieu Arès,
en s'approchant au plus prêt de lui, c'est à dire
en se plaçant sur une montagne, mais tout en s'en
protégeant; une caverne, près d'une cime était pour
eux, le lieu de culte idéal; or, sur l'emplacement
de Rennes le château, il y avait une grotte, très
près du sommet. Ce culte dura jusqu'à l'évangélisation
de la contrée, et , suivant l'usage de l'époque, les
prêtres ou moines prêcheurs, faisaient construire,
sur l'emplacement des anciens autels les églises.
L'ancien temple se trouve donc recouvert par l'église
de Sainte Marie-Madeleine, qui ne semble pas avoir
changé de place au cours des siècles, bien qu'elle
fût détruite plusieurs fois. C'est au cours de l'occupation
wisigothique que cette construction eut lieu. (1) |
| 2) |
|
Quand
les Sarrasins, venant d'Espagne, envahirent la région,
les places fortes édifiées par les Wisigoths tombèrent
entre leurs mains; le siège de Radaès dura assez longtemps,
car c'était la capitale régionale, fortement armée;
les survivants, après avoir muré dans l'ancien temple,
ce qu'ils ne pouvaient emporter, s'échappèrent par
un souterrain se dirigeant vers le château actuel,
et de là, vers le lieu dit Blanchefort; un embranchement
de ce souterrain descendait vers la Sals, en face
de Coustaussa; La rivière était traversée à gué (ce
gué existe toujours), la sortie de ce souterrain a
été obstruée par un glissement de terrain; par contre,
la reprise vers Coustaussa est toujours visible, sur
le coté gauche de la route se dirigeant vers Arques. |
| 3) |
|
Charlemagne
ayant chassé les Sarrasins, une nouvelle population
s'installa; de cette époque on ne sait pas grand chose.
Il faut en arriver à la croisade contre les Albigeois,
pour revoir le nom de Rédé dans l'histoire. On prétend
que Rédé serait tombé après Montségur (2)
et qu'une partie des biens des Cathares, auraient
eux aussi été murés dans le temple avant la rédition,
mais là, rien de précis. |
| 4) |
|
La
grande époque, tout au moins pour ce qui nous intéresse,
se situe pendant la domination de cette région par
les comtes de VOISINS. Après la chute des Cathares
et de leurs alliés (certains seigneurs chrétiens avaient
suivis les grands chefs Cathares, non pas par conviction
religieuse, mais par obéissance , d'un vassal pour
son maître; tel dût le cas du comte d'ANIORT
et de ses frères. Le calme revenu, il y eut un grand
procès à Carcassonne; ils y ont plaidé leur cause
dans ce sens, ils obtinrent le non-lieu et furent
rétablis dans leurs biens, à condition qu'ils changent
de nom: depuis cette époque et encore maintenant,
la famille porte le nom de De Niort, petit village
voisin du plateau de Sault). Les survivants des combats
se partagèrent la région.
Le comtat du Razé échut au chevalier
de VOISINS, petit noble sans apanage, fils du comte
de VOISIN (le Bretonneux, près de Paris), vassal de
Simon De MONFORT, qu'il avait suivi dans ses aventures
et qui avait eut la chance de survivre aux combats.
Il pris le titre de: Comte Pierre 1er de VOISIN, seigneur
du Razé; plus tard il fût nommé sénéchal; son fils
ainé lui succéda sous le nom de Pierre II, le cadet
Paul-Guillaume fût soupçonné de brigandage. Pour retrouver
un comte de VOISIN dans l'histoire, il faut aller
jusqu'à la guerre de Cent ans (1365). Les grandes
compagnies dévastaient la contrée; le seigneur de
l'époque, Alaric 1er de VOISIN, décida de les exterminer;
il réunit ses chevaliers et ses vassaux et s'avança
au devant des routiers; la rencontre eut lieu vers
Saint Paul de Fenouillet. Après une dure bataille,
les routiers prirent l'avantage et ce qui restait
des troupes d'Alaric, se replia sur Réda-Castel, poursuivis
par ceux des Grandes Compagnies qui assiégèrent la
ville, bientôt prise et détruite; seul resta le château,
bien qu'un boulet ait pénétré dans une tour des remparts,
la tour Marsala qui était la Ste Barbe; une formidable
explosion ébranla tout, mais le donjon n'avait pas
souffert; la résistance continua jusqu'au jour ou…..?
- Les routiers ayant démolis l'église St. Pierre jusqu'au
sol, trouvèrent l'entrée d'un souterrain, ils se ruèrent
dedans croyant prendre le château de l'intérieur,
mais il n'y arrivèrent jamais. Dans un angle du souterrain,
il y avait une dalle à bascule et tous ceux qui s'engagèrent
dessus, tombèrent dans un puits: ils y sont toujours.
Après cette aventure le siège fût levé. - Vers la
même époque se situe le passage à Réda-Castel de l'épouse
de Pierre le Cruel, Roi de Castille: Blanche de Castille,
troisième femme à porter ce nom (en réalité Blanche
de Bourbon) et qui vint un moment, chercher refuge
auprès du comte de VOISIN, qui était par ses possessions,
aussi bien vassal du Roi de France que du Roi de Castille,
mais cet épisode n'apporte rien à notre histoire.
Il faut se reporter aux Guerres de
Religion pour avoir un nouveau chapitre à écrire sur
cette région. Les Calvinistes parcouraient la contrée
et détruisaient les villes dont les habitants refusaient
de se convertir à leurs idées; Réda-Castel et sa ville
furent détruits une nouvelle fois: château, maisons,
églises, tout fût rasé. Les villes environnantes subirent
le même sort; c'est de cette époque que la ville voisine,
Esperaza, tire son nom; ce n'est pas une déformation
du mot "espérance", mais la contraction
de la locution de la langue d'Oc "Es-per-raza",
en français: c'est pour raser. La famille VOISIN,
disparut de la région dans cette aventure. |
| 5) |
|
Las
de tant de malheurs, le Razé reprend doucement vie,
de nouvelles familles viennent s'y installer; Rennes
le château devient la possession des "d'Hautpoul
de Blanchefort". Il semble que ces nouveaux seigneurs
soient riches et puissants, car d'autres familles
nobles recherchent leur amitié et alliance par mariage;
c'est l'époque des Bourbons (Rois) et il faut attendre
leur chute pour que la ville de Rennes le château
fasse de nouveau parler d'elle.
- C'était alors un relais, sur la
route des émigrés, partant pour l'Espagne. Le curé
de l'époque les cachait et les ravitaillait; quand
il sentit qu'il en avait trop fait et que les autorités
civiles allaient l'arrêter, il enterra dans l'église
son maigre avoir, rédigea sur des parchemins l'histoire
de son pays, les cachant dans l'un des piliers soutenant
l'autel et partit à son tour; il ne devait jamais
revenir. |
| 6) |
|
Rennes
le château est encore un village prospère, bien que
vivant sur lui même; aucune route carrossable ne le
relie aux autres villes, seul un mauvais chemin muletier
va jusqu'à Rennes-les-Bains. Il y a peu d'argent dans
le pays, les habitants tout ce qui est nécessaire,
vivent bien mais petitement, pourtant tous les corps
de métier y sont représentés.
Le curé de l'époque, Bérenger SAUNIERE,
implore le Maire, de lui faire voter un crédit de
91F,60 pour payer la réparation du toit de l'église,
mais ni le curé, ni la commune ne possèdent une pareille
somme, pourtant il pleut sur l'autel. Un matin le
vieux sonneur en tirant sa cloche, manque d reprendre
sur la tête un morceau de bois qui venait de tomber
du haut du clocher; il donne un coup de pied dedans
et continue à sonner l'Angélus. Le soir il retrouve
son morceau de bois et par curiosité, le ramasse et
le trouve bien léger pour sa taille; en y regardant
de plus près, il constate qu'il était creux et qu'il
contenait de la fougère, dans la fougère il trouve
un parchemin enveloppant un os. Ce parchemin est rédigé
en latin, il va le porter au Curé qui lui dit: "
c'est sûrement une relique et son histoire".
Pendant plusieurs jours, le curé essaye de traduire
ce grimoire sans grand résultat. Il va donc à Paris
et revient avec la traduction. Le jeudi suivant, aidé
des enfants de cœurs, le curé se met en devoir de
soulever une dalle dans l'église, mais elle est lourde
et il faut toute la matinée pour la déplacer; enfin
vers midi c'est terminé, à la place de la dalle il
y a un grand vide et dans le fond, l'amorce d'un escalier.
Il renvoie les enfants en leur disant: " Revenez
tous à deux heures, il y aura des bonbons pour tout
le monde" et il s'enferme dans l'église. A deux
heures, la porte était toujours fermée: Elle ne s'ouvrit
qu'a quatre heures et le curé tout rayonnant, distribua
ce qu'il avait promis.
A partir de ce jour, les dépenses
de toutes sortes commencèrent; après avoir réparé
et embelli l'église, il se fît construire une belle
et grande maison ou il tenait table ouverte; il fît
beaucoup pour le village et ses habitants, faisant
réparer les maisons et dotant les filles à marier.
Mais il eut de gros ennuis avec l'Évêché, il fût accusé
de tout, pacte avec le Diable, trafic de Messes, espionnage,
boite à lettres pour correspondance clandestines etc……(3),
ce qui ne l'empêchait pas de dépenser et de construire. |
| 7) |
|
Un
jour, une dame bien pensante et assez riche, trouva
inconvenant que l'on continua à dire la Messe (dans
cette belle église remise à neuf) sur un vieil autel;
aussi avec l'accord du curé et sans soucis pour l'archéologie,
elle fit démolir le vieil autel qui datait du temps
des Carolingiens, peut-être même de celui des Wisigoths,
pour le remplacer par celui qui s'y trouve actuellement.
Là encore, il y eut une trouvaille;
dans l'un des piliers qui soutenaient la grosse dalle,
les ouvriers retrouvent les trois parchemins, que
le curé non assermenté du temps de la Convention y
avait caché; leur traduction fût cette fois plus aisée:
c'est grâce aux deux premiers, que l'on sait ce qui
a été écrit plus haut, au sujet de l'histoire du pays;
la contenance du troisième ne fût pas divulguée, mais
la conduite du curé SAUNIERES indique clairement son
contenu. Il demanda à des ouvriers, occupés à l'époque
à la construction de la serre, de venir dans l'église
avec pelles te pioches; il leur fît creuser derrière
l'autel et bientôt apparut le goulot d'une jarre,
il voulut continuer seul, il venait de retrouver la
cache du curé qui avait émigré. C'est de cette jarre
qu'il tira le magnifique ciboire qu'il offrit au chanoine
de St. Paul de Fenouillet, pour le remercier d'avoir
défendu sa cause en cours de Rome. |
| 8) |
|
D'ou
le curé SAUNIERE tirait il tout cet argent?
A la lumière de ce qui est exposé
plus haut, d'un trésor il n'y a pas de doute, en déplaçant
la dalle, dite du Chevaliers, il avait retrouvé le
chemin du Temple. Maintenant essayons de trouver les
origines de ce ou ces trésors. |
| |
A) |
Les
Wisigoths: Alaric 1er, roi des Wisigoths assiège deux
fois Rome; la première fois, il en tire une rançon,
à la seconde il en fait le sac et meurt l'année suivante.
Pour donner à ce chef prestigieux une sépulture digne
de lui, ses soldats détournent une rivière, creusent
la tombe dans le lit asséché et après l'inhumation,
redonnent à la rivière son premier chemin. Suivant
l'usage, ses avoirs auraient dû être mis dans le tombeau,
mais la part du roi, n'était peut être pas la totalité
des trésors de Rome.
L'histoire dit que les Wisigoths,
de retour chez eux, ne sont pas d'accord sur l'élection
du nouveau roi; un certain nombre, environ 40.000,
refusent de reconnaître le successeur d'Alaric et,
après avoir fait main basse sur le trésor de guerre,
traversent les montagnes et viennent s'installer dans
la région qui nous intéresse. Le site de Radaesse
prêtait admirablement à la résistance; on dit que
les poursuivants assiégèrent longtemps les fugitifs,
mais ne parvinrent jamais à prendre pied sur le plateau.
Les Wisigoths dissidents, ayant fait de Radaès leur
capitale, il est logique que leurs trésors y soient
déposés. |
| |
B) |
Les
Cathares: On sait que les Croisés, quand ils pénétrèrent
dans Montségur, ne trouvèrent rien; on sait aussi
que la veille de la reddition, trois hommes, sur l'ordre
de leur chef, furent descendus des remparts, à l'aide
de cordes re. Étaient ils chargés de convoyer le trésor
en d'autres lieux ou de vivre encore pour transmettre
les croyances à d'autres générations? |
| |
C) |
Les
Templiers: Ils étaient puissamment installés dans
la région; il y avait une commanderie à Campagne sur
Aude, un observatoire sur le Mont Bézu et à Blanchefort,
un château leur appartenait; de gré ou de force, les
nobles étaient bien obligés de marcher avec eux. Une
preuve que les Templiers furent mêlés à cette affaire
de trésors, c'est que sur la dalle dite de Blanchefort,
il y avait, avec les inscriptions latines, des signes
comme seuls les Templiers en utilisaient. Il y avait
aussi sur leurs biens un certain tabou, qui a fait
que leurs dépôts ont traversé les siècles, sans qu'on
y ait puisé; tout ce qui venait des Templiers inspirait
une grande crainte à ceux qui en avaient soit la garde
ou l'occasion de s'en approcher. |
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D) |
Blanche
de Castille: Il est prouvé par un parchemin trouvé
sur les lieux, que la mère de St Louis est venue à
Rédé, fortement accompagnée et transportant de nombreux
bagages; ces bagages, toujours en suivant les écrits
du parchemin, furent enfouis dans un souterrain et
murés, sous l'ancien château des comtes de VOISIN.
Quand on confie à un allié aussi puissant la garde
de bagages, ces derniers doivent contenir des choses
bien précieuses. Ceci se passait en Juin 1249, le
roi était aux croisades et pas encore prisonnier,
ce n'était donc pas sa rançon, mais plutôt ce qui
restait du trésor royal et la Régente sentant sa fin
prochaine, tenait à mettre en lieu sûr, les barons
de la cour ayant trop envie de se l'approprier. |
| |
E) |
Blanche
de France: fille de St. Louis, née à Jaffa en 1252.
Donc Blanche de Castille (2e du nom) de par son mariage
avec l'infant de Castille. Elle séjourna aussi à Rédé;
C'est pour elle que l'ancien château des Templiers
fût remis en état et pris le nom de Blanchefort. L'histoire
qui suit, se passe à l'époque du règne de Philippe
III le Hardi. A la suite de l'assassinat de l'héritier
du trône de Castille, mari de Blanche de France, de
l'enlèvement de ses deux enfants , le roi de France
provoqua l'entrevue des trois rois (France, Majorque,
Aragon); les pourparlers n'ayant rien donné, il y
eut la guerre, qu e la France perdit; dans le traité
qui suivit, il fût stipulé que les infants de Castille
seraient rendus à leur mère, à condition , qu'elle
et eux renoncent au trône de Castille et qu e la famille
séjourne en France. En échange, une forte somme en
or serait remise tous les ans et sa vie durant, à
la veuve. En principe, elle habitait Lunel mais faisait
de fréquents séjours à Blanchefort. C'est lors d'un
séjour, que la petite caravane transportant le donaire
fut attaqué, les convoyeurs tués et mules te chargement
enlevés. Tout le monde dans la région, prétendit,
que c'était le comte Paul-Guillaume qui avait fait
le coup et qu'il avait caché son butin dans les souterrains
du château. Peu de temps après, le comte Paul disparut,
vengeance? Exil? Nul ne le sut jamais. |
| 9 |
|
Par
quel chemin, le curé SAUNIERE, se rendait il auprès
de son trésor?
La première fois, ce fût par l'emplacement
de la dalle du Chevalier. Suivant l'enquête, faite
après sa mort, longtemps, les fidèles marchèrent sur
des planches, au centre de l'église, face à l'autel.
L'emplacement est faux, car en creusant à l'emplacement
désigné, nous avons eus la preuve, que depuis des
siècles, personne n'avait fouillé à cet endroit. Le
curé SAUNIERE ayant fait refaire le carrelage, la
cavité qui était sous la dalle était bouchée et pourtant
il continuait à descendre à son trésor. Donc, il avait,
une fois dans les souterrains, trouvé d'autres issues
et deux faits le prouvent:
Un soir, il entre dans le cimetière,
des gens le suivent et brusquement il disparaît; les
suiveurs se cachent en attendant son retour, ils ne
le virent jamais ressortir et pourtant le lendemain
matin, il disait sa Messe dans l'église.
Il y a encore un autre chemin qui
donne accès à l'ancien temple, il se trouve dans le
jardin des rocailles. Une nuit un homme suit le curé
et le voit descendre sous terre après avoir creusé
dans ce jardin; il descend derrière lui et le surprend,
puisant dans un tonneau plein de pièces d'or. Le curé,
furieux d'avoir été surpris remonte avec l'homme et
le conduit dans l'église; il lui fait jurer sur l'Évangile,
de ne jamais parler de ce qu'il venait de voir. L'homme
tint parole sa vie durant, mais sur son lit de mort,
il parla sans dire toutefois l'endroit exact ou le
curé avait creusé. |
| 10) |
|
Les
bagages de Blanche de Castille: il faut séparer du
trésor du curé le dépôt de la régente.
J'ai eu en mains le parchemin qui
en traite et les souterrains ou se trouvent (ou se
trouvaient) ces bagages sont une chose toute différente
et ne communiquant pas avec l'ancien temple, ou si
une communication existait elle a été murée.
Sur ce parchemin, il y a deux écritures:
l'une molle et passée qui forme le tracé et le texte
principal, le tout daté et signé du frère Dominique
de Mirepoix, le 29 Juin 1249. Le signataire dit qu'il
a assisté Dame Régente à enfouir ses bagages et rédigé
le plan sur son ordre. La deuxième écriture est très
fine, comme faite par une pointe, l'encre est noire
alors que la première est bleuâtre, elle ne donne
que des indications complémentaires comme "Souterrain
remblayé par SMBC" et à l'endroit du dépôt "Ici
est enfoui la Puissance". Cette deuxième écriture
n'est ni datée ni signée, mais incontestablement plus
récente. |
| 11) |
|
Les
dalles et leurs inscriptions. |
| |
A) |
Sur une dalle trouvée dans un glissement
de terrain et prise dans les racines d'un chêne vert,
il y avait les inscriptions suivantes:
Au sommet d'un angle, la croix pattée
du Temple; à l'intérieur une ligne médiane chevauchée
par "IN MEDIO"; au bout des lignes de l'angle
"RN" et "SIL; en dessous de tout "PRAE-CUM
ou GUM" |
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| |
|
L'inscription
est grossière et à mon avis, c'est l'œuvre d'un fuyard
ou d'un survivant d'un des massacres, il voulait laisser
à des initiés un repère, qui leurs permettraient de
retrouver quelque chose. Pour quelqu'un connaissant
bien le pays, il y avait sur le Mont Bézu, un observatoire
des Templiers; On peut encore voir sur une pierre
la croix pattée, ce serait le sommet. Étant à ce point,
il y a, sur la droite un lieu dit "Rocos Négros",
(roches noires), voilà pour la ligne droite; à gauche,
dominant un mamelon, on aperçoit le clocher du village
de Sausil; nous avons nos trois points de repère,
il s'agit donc de trouver dans le prolongement de
la ligne médiane, un endroit ou se trouvent les mots
"PRAE-CUM". Le prolongement de la ligne
médiane nous mène à Rennes le château. |
| |
B) |
Sur
la dalle, dite de Blanchefort (elle servait vers 1781
à couvrir la tombe d'une dalle de cette famille) on
retrouve les mots cherchés, plus d'autres dont voici
la traduction: |
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Rendre
ou Rennes
Les coffres
ou l'avoir |
Au
roi ou du Roi
Dans la
cave ou souterrain |
PS
REDIS REGIS
A|R|C|I|S
C|E|L|L|IS |
| |
|
-
Avec ces mots on peut construire plusieurs phrases,
tout dépend de l'état d'esprit de la personne intéressée
et si l'on cherche à incorporer les mots suivants
avec traduction "PRAE" = avant, "CUM"
= avec ou "GUM"= Goth (sous entendu Wisigoth),
on peut avoir diverses phrases, mais de toutes, il
découle qu'un bien royal a été déposé dans un souterrain. |
PRAE-CUM
ou GUM |
| |
|
Pour
le signe du haut, d'après les spécialistes en inscription
des chevaliers du Temple, cela signifierait: Escalier
et aux deux lettres "PS", on peut faire
dire bien des choses; pour certains c'est: PARSE,
la part en bas latin, incorporée à la phrase, cela
donne une idée de partage (la part du roi); il est
impossible que les lettres "PS" soient la
position de l'escalier, on peut encore trouver bien
d'autres définitions.
Restent les huit barres prisent dans
l'inscription "ARCIS CELLIS", là encore,
on peut laisser libre cours à son imagination: il
peut s'agir des huit marches d'un escalier ou de huit
tonneaux d'or et il n'est pas interdit de trouver
d'autres interprétations.
Maintenant ou se trouvait cette dalle
à l'origine?? Si elle se trouvait dans, ou, à coté
de l'église Sainte Marie-Madeleine, ses inscriptions
sont valables pour l'ancien temple celte et ses accès;
mais si elle se trouvait sur l'e,ntrée du souterrain
vers l'église Saint-Pierre, tout est à revoir et le
mot GUM est à éliminer, seul CUM est valable.
Dans n'importe quel cas, cette dalle
avait une grande importance, sinon, le curé SAUNIERE
n'aurait pas pris soin, d'en faire disparaître les
inscriptions. Quant à son emploi pour couvrir un ossuaire,
pure fantaisie, tout a fait en dehors de la question. |
| |
C) |
Le
chiffre 8 semble jouer un grand rôle à Rennes le château,
car on le retrouve sur le pilier de l'ancien autel,
sur les faces latérales, curieusement mêlé à un double
zigzag (4), il y a aussi
sur ce pilier, un carré au bout d'une tige courbe
contenant 8 ronds, seraient ce 8 tonneaux? Il y a
aussi d'autres inscriptions, malheureusement en parties
cachées par du ciment. Et ou se trouve le pilier de
l'ancien autel? |
| 12) |
|
RECHERCHES,
TRAVAUX ET RÉSULTATS |
| |
A) |
Pour
mon compte, j'ai fouillé sous et derrière l'Autel,
rien. Dans l'axe et devant l'Autel, rien. Sous l'escalier
de la chaire, là, il y a un autre escalier qui se
dirige en descendant vers le cimetière. Dans la petite
tour, à gauche de la sacristie, il semble que les
pierres du mur commun avec l'abside, soient disposés
en arc de décharge, mais c'est vague. Sous le plancher
de la sacristie, j'ai trouvé l'amorce d'un escalier
se dirigeant vers le Sud; les marches en sont grossièrement
taillées et il a la largeur de l'entrée de la sacristie.
Cette année-là, j'ai du abandonner, mon temps de congé
et les moyens financiers étant à bout. |
| |
B) |
Quelques
années après, une personne assez fortunée a financé
les travaux, le séjour et le personnel. Je retourne
sur place; nous perdons beaucoup de temps en vaines
discussions, en démarches pour obtenir un permis de
fouilles et, au début, il m'est imposé de décarreler
l'église en partant de la chaire; le commanditaire,
fervent du pendule, y situait l'entrée des souterrains,
rien….. J'ai poursuivi jusqu'au fond de l'église,
en fouillant jusqu'au sol vierge. Nous avons trouvé
la forme de nombreux caveaux vides. En reprenant le
même travail, le long du mur sud, résultat à peu prêt
semblable, à la seule différence que tous les ossements,
qui manquaient de l'autre coté, avaient été mis là
pêle-mêle. Sur l'avis d'une voyante, il a fallu fouiller
derrière l'Autel, rien. L'hiver et la neige, nous
obligèrent à arrêter les travaux.(5) |
| |
C) |
Avec
Mr. DOMERGUE et ses amis, nous creusons un boyau en
pleine roche, partant de sa propriété, d'environs
18 mètres de long. Mr. DOMERGUE est persuadé que l'entrée
des souterrains est vers l'Autel, le boyau est arrivé
sous l'Autel et nous n'avons rien trouvé. Ce même
chercheur, avait déjà creusé seul, en partant d'un
local dépendant de l'ancien presbytère en suivant
une cheminée maçonnée qui lui semblait une aération,
il abandonne ayant perdu la cheminée. Il a creusé
aussi, en partant du chemin qui longe le cimetière,
à l'angle nord-ouest de celui-ci, sans résultat.
Il fait sauter à l'explosif le bouchon
d'un puits, situé dans sa propriété, c'est là, qu'il
trouve le parchemin de Dominique de MIREPOIX, en principe,
c'est dans ce puits, que le souterrain devrait aboutir;
dans les parois, rien ne semble avoir été fait de
main d'homme. Il a aussi commencé à creuser dans le
fond la citerne sous l'ancienne forge, sans résultat. |
| |
D) |
Bien
avant toutes ces fouilles, des chercheurs venus de
Carcassonne se sont enfermés dans l'église, ils ont
fouillé sans rien demander et sans rien dire après,
s'ils avaient trouvé ou non. |
| |
E) |
Bien
d'autres chercheurs sont venus et ont creusé sans
résultat. |
| 13) |
|
On
dit qu'au cours des siècles, deux personnes auraient
réussi à entrer dans les souterrains:
Un berger, poursuivant une chèvre
échappée; il l'aurait suivie dans un trou ou il y
avait des ossements et le sol était jonché de pièces
d'or, il en aurait ressorti une assez grande quantité,
mais accusé de vol, il en aurait été mis à mort.
On dit aussi, qu'a l'époque de Louis
XIV, un prêtre, aurait lui aussi puisé dans un trésor.
En 1959, alors que je travaillais
dans l'église, un facteur est entré et il m'avait
dit: "Il y a un souterrain, qui va de l'église
au château, mais pour rien au monde, je ne voudrais
y aller". Il m'a dit aussi: "le curé SAUNIERES
recevait beaucoup de mandats" |
| 14) |
A) |
De
tout ceci, il faut bien tirer une conclusion.
Pour le Temple Celte - La meilleure
manière d'y pénétrer, serait de reprendre le premier
chemin du curé SAUNIERE, c'est à dire l'emplacement
de la dalle du Chevalier. La connaissance de cet emplacement
n'est pas tout à fait perdue: Deux personnes sont
dans le secret, mais le secret, elles le gardent bien.
Dans le jardin de rocaille, il n'y
aurait pas beaucoup de travail pour retrouver le chemin
N°2. Mais dans les deux cas, on se heurterait au veto
de la municipalité. |
| |
B) |
De
tout ce qui a été écrit précédemment, on peut croire,
qu'il y a deux choses bien séparées, n'ayant aucun
rapport entre elles.
1°) L'ancien Temple avec son ou ses
dépôts.
2°) Les souterrains du château, avec
les bagages de Dame Régente. |
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C) |
Si,
par bonheur, il était donné à quelqu'un, de pénétrer
dans les souterrains ou dans l'ancien Temple Celte,
la prudence la plus grande est recommandée; oubliettes,
assommoirs ou autres pièges peuvent se déclencherai
passage d'une personne, avançant sans précautions;
les mécaniques de pierres de l'époque médiévale sont
faites pour défier le temps, l'aventure des routiers
de 1365 en est la preuve. |
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Le
25 avril 1967
signé: J. CHOLET |
(1) Si la date de l'église n'est pas déterminée
avec une extrême précision, elle est assurément postérieure aux wisigoths.
(2) C'est faux. On n'a pas d'information (à ma
connaissance du moins...) sur Rennes le château à l'époque de la croisade
des Albigeois. Mais Le château du Bézu et le château de Coustaussa tombèrent
dès le début de la croisade, sans qu'il soit fait une quelconque mention
de Rhedae;
(3) En réalité trafic de messes, cela sera suffisant.
(4) Je ne peux m'empêcher de relever ici le "curieusement
mêlé". En effet, à l'époque ou ce pilier fût sculpté, il est évident
que l'on utilisait les chiffres romains et en aucun cas les chiffres arabes.
L'auteur, voulant absolument voir un 8 pour les besoins de sa démonstration
finit par les trouver dans les entrelas latéraux, et, sa bonne foi n'étant
pas en cause, il reconnaît lui même que ces 8 lui semblent curieux…
(5) Je m'en voudrais beaucoup de louper ici une
occasion de me moquer d'un médium moyen et d'une voyante myope. |