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Rennes le château, une affaire paradoxale

 
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Dernière mise à jour
le 30 janvier 2010



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LE RAPPORT CHOLET

Le rapport CHOLET est un document salutaire! En effet, certains ne trouveront qu'il ne s'agit là que d'un document vieillot, qui présente des thèses obsolètes. Bref, que l'unique intérêt de ce type de document concerne l'histoire de l'Histoire, et n'amène rien à la recherche "moderne". Pourtant, et le cas est assez rare pour être relevé, un chercheur avéré dresse un état de ses propres recherches, directement exploitables par ses successeurs. C'est d'autant plus gentil qu'en avril 1967 je n'étais même pas né!

En effet, l'un des problèmes dont souffre la recherche à Rennes le château, c'est le silence dont "ceux qui savent" entourent leurs recherches. J. CHOLET le signale lui même à la fin de son rapport: d'autres équipes ont fait des fouilles avant lui, dont on ne sait rien aujourd'hui, même pas si elles ont été fructueuses!

Le principal intérêt de ce rapport CHOLET, c'est donc son rôle de mémoire: Il y a des caveaux sous le sol de l'église. Il n'y a rien d'enterré derrière le maître Autel. Etc… etc…

Les notes et renvois sont un travail personnel de commentaires. Je me suis peu attaché au développement des thèses, car que celui qui a le culot de penser ne s'être jamais lui même trompé dans le développement de ses thèses lui jette la première critique. J'ai plutôt essayé d'apporter des précisions sur certaines info…

1)

 

A l'époque de la Gaule, il y avait en ce lieu un temple dédié au Dieu ARES et c'est de ce nom que découle celui de Rennes le château; la première déformation est due aux Wisigoths: Radaès, puis vinrent: Reda, Rédé, Rédéa, Rèda-Castel et enfin Rennes le château.

Les Celtes adoraient le Dieu Arès, en s'approchant au plus prêt de lui, c'est à dire en se plaçant sur une montagne, mais tout en s'en protégeant; une caverne, près d'une cime était pour eux, le lieu de culte idéal; or, sur l'emplacement de Rennes le château, il y avait une grotte, très près du sommet. Ce culte dura jusqu'à l'évangélisation de la contrée, et , suivant l'usage de l'époque, les prêtres ou moines prêcheurs, faisaient construire, sur l'emplacement des anciens autels les églises. L'ancien temple se trouve donc recouvert par l'église de Sainte Marie-Madeleine, qui ne semble pas avoir changé de place au cours des siècles, bien qu'elle fût détruite plusieurs fois. C'est au cours de l'occupation wisigothique que cette construction eut lieu. (1)

2)

 

Quand les Sarrasins, venant d'Espagne, envahirent la région, les places fortes édifiées par les Wisigoths tombèrent entre leurs mains; le siège de Radaès dura assez longtemps, car c'était la capitale régionale, fortement armée; les survivants, après avoir muré dans l'ancien temple, ce qu'ils ne pouvaient emporter, s'échappèrent par un souterrain se dirigeant vers le château actuel, et de là, vers le lieu dit Blanchefort; un embranchement de ce souterrain descendait vers la Sals, en face de Coustaussa; La rivière était traversée à gué (ce gué existe toujours), la sortie de ce souterrain a été obstruée par un glissement de terrain; par contre, la reprise vers Coustaussa est toujours visible, sur le coté gauche de la route se dirigeant vers Arques.

3)

 

Charlemagne ayant chassé les Sarrasins, une nouvelle population s'installa; de cette époque on ne sait pas grand chose. Il faut en arriver à la croisade contre les Albigeois, pour revoir le nom de Rédé dans l'histoire. On prétend que Rédé serait tombé après Montségur (2) et qu'une partie des biens des Cathares, auraient eux aussi été murés dans le temple avant la rédition, mais là, rien de précis.

4)

 

La grande époque, tout au moins pour ce qui nous intéresse, se situe pendant la domination de cette région par les comtes de VOISINS. Après la chute des Cathares et de leurs alliés (certains seigneurs chrétiens avaient suivis les grands chefs Cathares, non pas par conviction religieuse, mais par obéissance , d'un vassal pour son maître; tel dût le cas du comte d'ANIORT et de ses frères. Le calme revenu, il y eut un grand procès à Carcassonne; ils y ont plaidé leur cause dans ce sens, ils obtinrent le non-lieu et furent rétablis dans leurs biens, à condition qu'ils changent de nom: depuis cette époque et encore maintenant, la famille porte le nom de De Niort, petit village voisin du plateau de Sault). Les survivants des combats se partagèrent la région.

Le comtat du Razé échut au chevalier de VOISINS, petit noble sans apanage, fils du comte de VOISIN (le Bretonneux, près de Paris), vassal de Simon De MONFORT, qu'il avait suivi dans ses aventures et qui avait eut la chance de survivre aux combats. Il pris le titre de: Comte Pierre 1er de VOISIN, seigneur du Razé; plus tard il fût nommé sénéchal; son fils ainé lui succéda sous le nom de Pierre II, le cadet Paul-Guillaume fût soupçonné de brigandage. Pour retrouver un comte de VOISIN dans l'histoire, il faut aller jusqu'à la guerre de Cent ans (1365). Les grandes compagnies dévastaient la contrée; le seigneur de l'époque, Alaric 1er de VOISIN, décida de les exterminer; il réunit ses chevaliers et ses vassaux et s'avança au devant des routiers; la rencontre eut lieu vers Saint Paul de Fenouillet. Après une dure bataille, les routiers prirent l'avantage et ce qui restait des troupes d'Alaric, se replia sur Réda-Castel, poursuivis par ceux des Grandes Compagnies qui assiégèrent la ville, bientôt prise et détruite; seul resta le château, bien qu'un boulet ait pénétré dans une tour des remparts, la tour Marsala qui était la Ste Barbe; une formidable explosion ébranla tout, mais le donjon n'avait pas souffert; la résistance continua jusqu'au jour ou…..? - Les routiers ayant démolis l'église St. Pierre jusqu'au sol, trouvèrent l'entrée d'un souterrain, ils se ruèrent dedans croyant prendre le château de l'intérieur, mais il n'y arrivèrent jamais. Dans un angle du souterrain, il y avait une dalle à bascule et tous ceux qui s'engagèrent dessus, tombèrent dans un puits: ils y sont toujours. Après cette aventure le siège fût levé. - Vers la même époque se situe le passage à Réda-Castel de l'épouse de Pierre le Cruel, Roi de Castille: Blanche de Castille, troisième femme à porter ce nom (en réalité Blanche de Bourbon) et qui vint un moment, chercher refuge auprès du comte de VOISIN, qui était par ses possessions, aussi bien vassal du Roi de France que du Roi de Castille, mais cet épisode n'apporte rien à notre histoire.

Il faut se reporter aux Guerres de Religion pour avoir un nouveau chapitre à écrire sur cette région. Les Calvinistes parcouraient la contrée et détruisaient les villes dont les habitants refusaient de se convertir à leurs idées; Réda-Castel et sa ville furent détruits une nouvelle fois: château, maisons, églises, tout fût rasé. Les villes environnantes subirent le même sort; c'est de cette époque que la ville voisine, Esperaza, tire son nom; ce n'est pas une déformation du mot "espérance", mais la contraction de la locution de la langue d'Oc "Es-per-raza", en français: c'est pour raser. La famille VOISIN, disparut de la région dans cette aventure.

5)

 

Las de tant de malheurs, le Razé reprend doucement vie, de nouvelles familles viennent s'y installer; Rennes le château devient la possession des "d'Hautpoul de Blanchefort". Il semble que ces nouveaux seigneurs soient riches et puissants, car d'autres familles nobles recherchent leur amitié et alliance par mariage; c'est l'époque des Bourbons (Rois) et il faut attendre leur chute pour que la ville de Rennes le château fasse de nouveau parler d'elle.

- C'était alors un relais, sur la route des émigrés, partant pour l'Espagne. Le curé de l'époque les cachait et les ravitaillait; quand il sentit qu'il en avait trop fait et que les autorités civiles allaient l'arrêter, il enterra dans l'église son maigre avoir, rédigea sur des parchemins l'histoire de son pays, les cachant dans l'un des piliers soutenant l'autel et partit à son tour; il ne devait jamais revenir.

6)

 

Rennes le château est encore un village prospère, bien que vivant sur lui même; aucune route carrossable ne le relie aux autres villes, seul un mauvais chemin muletier va jusqu'à Rennes-les-Bains. Il y a peu d'argent dans le pays, les habitants tout ce qui est nécessaire, vivent bien mais petitement, pourtant tous les corps de métier y sont représentés.

Le curé de l'époque, Bérenger SAUNIERE, implore le Maire, de lui faire voter un crédit de 91F,60 pour payer la réparation du toit de l'église, mais ni le curé, ni la commune ne possèdent une pareille somme, pourtant il pleut sur l'autel. Un matin le vieux sonneur en tirant sa cloche, manque d reprendre sur la tête un morceau de bois qui venait de tomber du haut du clocher; il donne un coup de pied dedans et continue à sonner l'Angélus. Le soir il retrouve son morceau de bois et par curiosité, le ramasse et le trouve bien léger pour sa taille; en y regardant de plus près, il constate qu'il était creux et qu'il contenait de la fougère, dans la fougère il trouve un parchemin enveloppant un os. Ce parchemin est rédigé en latin, il va le porter au Curé qui lui dit: " c'est sûrement une relique et son histoire". Pendant plusieurs jours, le curé essaye de traduire ce grimoire sans grand résultat. Il va donc à Paris et revient avec la traduction. Le jeudi suivant, aidé des enfants de cœurs, le curé se met en devoir de soulever une dalle dans l'église, mais elle est lourde et il faut toute la matinée pour la déplacer; enfin vers midi c'est terminé, à la place de la dalle il y a un grand vide et dans le fond, l'amorce d'un escalier. Il renvoie les enfants en leur disant: " Revenez tous à deux heures, il y aura des bonbons pour tout le monde" et il s'enferme dans l'église. A deux heures, la porte était toujours fermée: Elle ne s'ouvrit qu'a quatre heures et le curé tout rayonnant, distribua ce qu'il avait promis.

A partir de ce jour, les dépenses de toutes sortes commencèrent; après avoir réparé et embelli l'église, il se fît construire une belle et grande maison ou il tenait table ouverte; il fît beaucoup pour le village et ses habitants, faisant réparer les maisons et dotant les filles à marier. Mais il eut de gros ennuis avec l'Évêché, il fût accusé de tout, pacte avec le Diable, trafic de Messes, espionnage, boite à lettres pour correspondance clandestines etc……(3), ce qui ne l'empêchait pas de dépenser et de construire.

7)

 

Un jour, une dame bien pensante et assez riche, trouva inconvenant que l'on continua à dire la Messe (dans cette belle église remise à neuf) sur un vieil autel; aussi avec l'accord du curé et sans soucis pour l'archéologie, elle fit démolir le vieil autel qui datait du temps des Carolingiens, peut-être même de celui des Wisigoths, pour le remplacer par celui qui s'y trouve actuellement.

Là encore, il y eut une trouvaille; dans l'un des piliers qui soutenaient la grosse dalle, les ouvriers retrouvent les trois parchemins, que le curé non assermenté du temps de la Convention y avait caché; leur traduction fût cette fois plus aisée: c'est grâce aux deux premiers, que l'on sait ce qui a été écrit plus haut, au sujet de l'histoire du pays; la contenance du troisième ne fût pas divulguée, mais la conduite du curé SAUNIERES indique clairement son contenu. Il demanda à des ouvriers, occupés à l'époque à la construction de la serre, de venir dans l'église avec pelles te pioches; il leur fît creuser derrière l'autel et bientôt apparut le goulot d'une jarre, il voulut continuer seul, il venait de retrouver la cache du curé qui avait émigré. C'est de cette jarre qu'il tira le magnifique ciboire qu'il offrit au chanoine de St. Paul de Fenouillet, pour le remercier d'avoir défendu sa cause en cours de Rome.

8)

 

D'ou le curé SAUNIERE tirait il tout cet argent?

A la lumière de ce qui est exposé plus haut, d'un trésor il n'y a pas de doute, en déplaçant la dalle, dite du Chevaliers, il avait retrouvé le chemin du Temple. Maintenant essayons de trouver les origines de ce ou ces trésors.

 

A)

Les Wisigoths: Alaric 1er, roi des Wisigoths assiège deux fois Rome; la première fois, il en tire une rançon, à la seconde il en fait le sac et meurt l'année suivante. Pour donner à ce chef prestigieux une sépulture digne de lui, ses soldats détournent une rivière, creusent la tombe dans le lit asséché et après l'inhumation, redonnent à la rivière son premier chemin. Suivant l'usage, ses avoirs auraient dû être mis dans le tombeau, mais la part du roi, n'était peut être pas la totalité des trésors de Rome.

L'histoire dit que les Wisigoths, de retour chez eux, ne sont pas d'accord sur l'élection du nouveau roi; un certain nombre, environ 40.000, refusent de reconnaître le successeur d'Alaric et, après avoir fait main basse sur le trésor de guerre, traversent les montagnes et viennent s'installer dans la région qui nous intéresse. Le site de Radaesse prêtait admirablement à la résistance; on dit que les poursuivants assiégèrent longtemps les fugitifs, mais ne parvinrent jamais à prendre pied sur le plateau. Les Wisigoths dissidents, ayant fait de Radaès leur capitale, il est logique que leurs trésors y soient déposés.

 

B)

Les Cathares: On sait que les Croisés, quand ils pénétrèrent dans Montségur, ne trouvèrent rien; on sait aussi que la veille de la reddition, trois hommes, sur l'ordre de leur chef, furent descendus des remparts, à l'aide de cordes re. Étaient ils chargés de convoyer le trésor en d'autres lieux ou de vivre encore pour transmettre les croyances à d'autres générations?

 

C)

Les Templiers: Ils étaient puissamment installés dans la région; il y avait une commanderie à Campagne sur Aude, un observatoire sur le Mont Bézu et à Blanchefort, un château leur appartenait; de gré ou de force, les nobles étaient bien obligés de marcher avec eux. Une preuve que les Templiers furent mêlés à cette affaire de trésors, c'est que sur la dalle dite de Blanchefort, il y avait, avec les inscriptions latines, des signes comme seuls les Templiers en utilisaient. Il y avait aussi sur leurs biens un certain tabou, qui a fait que leurs dépôts ont traversé les siècles, sans qu'on y ait puisé; tout ce qui venait des Templiers inspirait une grande crainte à ceux qui en avaient soit la garde ou l'occasion de s'en approcher.

 

D)

Blanche de Castille: Il est prouvé par un parchemin trouvé sur les lieux, que la mère de St Louis est venue à Rédé, fortement accompagnée et transportant de nombreux bagages; ces bagages, toujours en suivant les écrits du parchemin, furent enfouis dans un souterrain et murés, sous l'ancien château des comtes de VOISIN. Quand on confie à un allié aussi puissant la garde de bagages, ces derniers doivent contenir des choses bien précieuses. Ceci se passait en Juin 1249, le roi était aux croisades et pas encore prisonnier, ce n'était donc pas sa rançon, mais plutôt ce qui restait du trésor royal et la Régente sentant sa fin prochaine, tenait à mettre en lieu sûr, les barons de la cour ayant trop envie de se l'approprier.

 

E)

Blanche de France: fille de St. Louis, née à Jaffa en 1252. Donc Blanche de Castille (2e du nom) de par son mariage avec l'infant de Castille. Elle séjourna aussi à Rédé; C'est pour elle que l'ancien château des Templiers fût remis en état et pris le nom de Blanchefort. L'histoire qui suit, se passe à l'époque du règne de Philippe III le Hardi. A la suite de l'assassinat de l'héritier du trône de Castille, mari de Blanche de France, de l'enlèvement de ses deux enfants , le roi de France provoqua l'entrevue des trois rois (France, Majorque, Aragon); les pourparlers n'ayant rien donné, il y eut la guerre, qu e la France perdit; dans le traité qui suivit, il fût stipulé que les infants de Castille seraient rendus à leur mère, à condition , qu'elle et eux renoncent au trône de Castille et qu e la famille séjourne en France. En échange, une forte somme en or serait remise tous les ans et sa vie durant, à la veuve. En principe, elle habitait Lunel mais faisait de fréquents séjours à Blanchefort. C'est lors d'un séjour, que la petite caravane transportant le donaire fut attaqué, les convoyeurs tués et mules te chargement enlevés. Tout le monde dans la région, prétendit, que c'était le comte Paul-Guillaume qui avait fait le coup et qu'il avait caché son butin dans les souterrains du château. Peu de temps après, le comte Paul disparut, vengeance? Exil? Nul ne le sut jamais.

9

 

Par quel chemin, le curé SAUNIERE, se rendait il auprès de son trésor?

La première fois, ce fût par l'emplacement de la dalle du Chevalier. Suivant l'enquête, faite après sa mort, longtemps, les fidèles marchèrent sur des planches, au centre de l'église, face à l'autel. L'emplacement est faux, car en creusant à l'emplacement désigné, nous avons eus la preuve, que depuis des siècles, personne n'avait fouillé à cet endroit. Le curé SAUNIERE ayant fait refaire le carrelage, la cavité qui était sous la dalle était bouchée et pourtant il continuait à descendre à son trésor. Donc, il avait, une fois dans les souterrains, trouvé d'autres issues et deux faits le prouvent:

Un soir, il entre dans le cimetière, des gens le suivent et brusquement il disparaît; les suiveurs se cachent en attendant son retour, ils ne le virent jamais ressortir et pourtant le lendemain matin, il disait sa Messe dans l'église.

Il y a encore un autre chemin qui donne accès à l'ancien temple, il se trouve dans le jardin des rocailles. Une nuit un homme suit le curé et le voit descendre sous terre après avoir creusé dans ce jardin; il descend derrière lui et le surprend, puisant dans un tonneau plein de pièces d'or. Le curé, furieux d'avoir été surpris remonte avec l'homme et le conduit dans l'église; il lui fait jurer sur l'Évangile, de ne jamais parler de ce qu'il venait de voir. L'homme tint parole sa vie durant, mais sur son lit de mort, il parla sans dire toutefois l'endroit exact ou le curé avait creusé.

10)

 

Les bagages de Blanche de Castille: il faut séparer du trésor du curé le dépôt de la régente.

J'ai eu en mains le parchemin qui en traite et les souterrains ou se trouvent (ou se trouvaient) ces bagages sont une chose toute différente et ne communiquant pas avec l'ancien temple, ou si une communication existait elle a été murée.

Sur ce parchemin, il y a deux écritures: l'une molle et passée qui forme le tracé et le texte principal, le tout daté et signé du frère Dominique de Mirepoix, le 29 Juin 1249. Le signataire dit qu'il a assisté Dame Régente à enfouir ses bagages et rédigé le plan sur son ordre. La deuxième écriture est très fine, comme faite par une pointe, l'encre est noire alors que la première est bleuâtre, elle ne donne que des indications complémentaires comme "Souterrain remblayé par SMBC" et à l'endroit du dépôt "Ici est enfoui la Puissance". Cette deuxième écriture n'est ni datée ni signée, mais incontestablement plus récente.

11)

 

Les dalles et leurs inscriptions.

 

A)

Sur une dalle trouvée dans un glissement de terrain et prise dans les racines d'un chêne vert, il y avait les inscriptions suivantes:

Au sommet d'un angle, la croix pattée du Temple; à l'intérieur une ligne médiane chevauchée par "IN MEDIO"; au bout des lignes de l'angle "RN" et "SIL; en dessous de tout "PRAE-CUM ou GUM"

 

   

 L'inscription est grossière et à mon avis, c'est l'œuvre d'un fuyard ou d'un survivant d'un des massacres, il voulait laisser à des initiés un repère, qui leurs permettraient de retrouver quelque chose. Pour quelqu'un connaissant bien le pays, il y avait sur le Mont Bézu, un observatoire des Templiers; On peut encore voir sur une pierre la croix pattée, ce serait le sommet. Étant à ce point, il y a, sur la droite un lieu dit "Rocos Négros", (roches noires), voilà pour la ligne droite; à gauche, dominant un mamelon, on aperçoit le clocher du village de Sausil; nous avons nos trois points de repère, il s'agit donc de trouver dans le prolongement de la ligne médiane, un endroit ou se trouvent les mots "PRAE-CUM". Le prolongement de la ligne médiane nous mène à Rennes le château.

 

B)

Sur la dalle, dite de Blanchefort (elle servait vers 1781 à couvrir la tombe d'une dalle de cette famille) on retrouve les mots cherchés, plus d'autres dont voici la traduction:

   

Rendre ou Rennes

Les coffres ou l'avoir

Au roi ou du Roi

Dans la cave ou souterrain

PS

REDIS REGIS

A|R|C|I|S C|E|L|L|IS

   

- Avec ces mots on peut construire plusieurs phrases, tout dépend de l'état d'esprit de la personne intéressée et si l'on cherche à incorporer les mots suivants avec traduction "PRAE" = avant, "CUM" = avec ou "GUM"= Goth (sous entendu Wisigoth), on peut avoir diverses phrases, mais de toutes, il découle qu'un bien royal a été déposé dans un souterrain.

PRAE-CUM

ou GUM

   

Pour le signe du haut, d'après les spécialistes en inscription des chevaliers du Temple, cela signifierait: Escalier et aux deux lettres "PS", on peut faire dire bien des choses; pour certains c'est: PARSE, la part en bas latin, incorporée à la phrase, cela donne une idée de partage (la part du roi); il est impossible que les lettres "PS" soient la position de l'escalier, on peut encore trouver bien d'autres définitions.

Restent les huit barres prisent dans l'inscription "ARCIS CELLIS", là encore, on peut laisser libre cours à son imagination: il peut s'agir des huit marches d'un escalier ou de huit tonneaux d'or et il n'est pas interdit de trouver d'autres interprétations.

Maintenant ou se trouvait cette dalle à l'origine?? Si elle se trouvait dans, ou, à coté de l'église Sainte Marie-Madeleine, ses inscriptions sont valables pour l'ancien temple celte et ses accès; mais si elle se trouvait sur l'e,ntrée du souterrain vers l'église Saint-Pierre, tout est à revoir et le mot GUM est à éliminer, seul CUM est valable.

Dans n'importe quel cas, cette dalle avait une grande importance, sinon, le curé SAUNIERE n'aurait pas pris soin, d'en faire disparaître les inscriptions. Quant à son emploi pour couvrir un ossuaire, pure fantaisie, tout a fait en dehors de la question.

 

C)

Le chiffre 8 semble jouer un grand rôle à Rennes le château, car on le retrouve sur le pilier de l'ancien autel, sur les faces latérales, curieusement mêlé à un double zigzag (4), il y a aussi sur ce pilier, un carré au bout d'une tige courbe contenant 8 ronds, seraient ce 8 tonneaux? Il y a aussi d'autres inscriptions, malheureusement en parties cachées par du ciment. Et ou se trouve le pilier de l'ancien autel?

12)

 

RECHERCHES, TRAVAUX ET RÉSULTATS

 

A)

Pour mon compte, j'ai fouillé sous et derrière l'Autel, rien. Dans l'axe et devant l'Autel, rien. Sous l'escalier de la chaire, là, il y a un autre escalier qui se dirige en descendant vers le cimetière. Dans la petite tour, à gauche de la sacristie, il semble que les pierres du mur commun avec l'abside, soient disposés en arc de décharge, mais c'est vague. Sous le plancher de la sacristie, j'ai trouvé l'amorce d'un escalier se dirigeant vers le Sud; les marches en sont grossièrement taillées et il a la largeur de l'entrée de la sacristie. Cette année-là, j'ai du abandonner, mon temps de congé et les moyens financiers étant à bout.

 

B)

Quelques années après, une personne assez fortunée a financé les travaux, le séjour et le personnel. Je retourne sur place; nous perdons beaucoup de temps en vaines discussions, en démarches pour obtenir un permis de fouilles et, au début, il m'est imposé de décarreler l'église en partant de la chaire; le commanditaire, fervent du pendule, y situait l'entrée des souterrains, rien….. J'ai poursuivi jusqu'au fond de l'église, en fouillant jusqu'au sol vierge. Nous avons trouvé la forme de nombreux caveaux vides. En reprenant le même travail, le long du mur sud, résultat à peu prêt semblable, à la seule différence que tous les ossements, qui manquaient de l'autre coté, avaient été mis là pêle-mêle. Sur l'avis d'une voyante, il a fallu fouiller derrière l'Autel, rien. L'hiver et la neige, nous obligèrent à arrêter les travaux.(5)

 

C)

Avec Mr. DOMERGUE et ses amis, nous creusons un boyau en pleine roche, partant de sa propriété, d'environs 18 mètres de long. Mr. DOMERGUE est persuadé que l'entrée des souterrains est vers l'Autel, le boyau est arrivé sous l'Autel et nous n'avons rien trouvé. Ce même chercheur, avait déjà creusé seul, en partant d'un local dépendant de l'ancien presbytère en suivant une cheminée maçonnée qui lui semblait une aération, il abandonne ayant perdu la cheminée. Il a creusé aussi, en partant du chemin qui longe le cimetière, à l'angle nord-ouest de celui-ci, sans résultat.

Il fait sauter à l'explosif le bouchon d'un puits, situé dans sa propriété, c'est là, qu'il trouve le parchemin de Dominique de MIREPOIX, en principe, c'est dans ce puits, que le souterrain devrait aboutir; dans les parois, rien ne semble avoir été fait de main d'homme. Il a aussi commencé à creuser dans le fond la citerne sous l'ancienne forge, sans résultat.

 

D)

Bien avant toutes ces fouilles, des chercheurs venus de Carcassonne se sont enfermés dans l'église, ils ont fouillé sans rien demander et sans rien dire après, s'ils avaient trouvé ou non.

 

E)

Bien d'autres chercheurs sont venus et ont creusé sans résultat.

13)

 

On dit qu'au cours des siècles, deux personnes auraient réussi à entrer dans les souterrains:

Un berger, poursuivant une chèvre échappée; il l'aurait suivie dans un trou ou il y avait des ossements et le sol était jonché de pièces d'or, il en aurait ressorti une assez grande quantité, mais accusé de vol, il en aurait été mis à mort.

On dit aussi, qu'a l'époque de Louis XIV, un prêtre, aurait lui aussi puisé dans un trésor.

En 1959, alors que je travaillais dans l'église, un facteur est entré et il m'avait dit: "Il y a un souterrain, qui va de l'église au château, mais pour rien au monde, je ne voudrais y aller". Il m'a dit aussi: "le curé SAUNIERES recevait beaucoup de mandats"

14)

A)

De tout ceci, il faut bien tirer une conclusion.

Pour le Temple Celte - La meilleure manière d'y pénétrer, serait de reprendre le premier chemin du curé SAUNIERE, c'est à dire l'emplacement de la dalle du Chevalier. La connaissance de cet emplacement n'est pas tout à fait perdue: Deux personnes sont dans le secret, mais le secret, elles le gardent bien.

Dans le jardin de rocaille, il n'y aurait pas beaucoup de travail pour retrouver le chemin N°2. Mais dans les deux cas, on se heurterait au veto de la municipalité.

 

B)

De tout ce qui a été écrit précédemment, on peut croire, qu'il y a deux choses bien séparées, n'ayant aucun rapport entre elles.

1°) L'ancien Temple avec son ou ses dépôts.

2°) Les souterrains du château, avec les bagages de Dame Régente.

 

C)

Si, par bonheur, il était donné à quelqu'un, de pénétrer dans les souterrains ou dans l'ancien Temple Celte, la prudence la plus grande est recommandée; oubliettes, assommoirs ou autres pièges peuvent se déclencherai passage d'une personne, avançant sans précautions; les mécaniques de pierres de l'époque médiévale sont faites pour défier le temps, l'aventure des routiers de 1365 en est la preuve.

Le 25 avril 1967

signé: J. CHOLET

(1) Si la date de l'église n'est pas déterminée avec une extrême précision, elle est assurément postérieure aux wisigoths.

(2) C'est faux. On n'a pas d'information (à ma connaissance du moins...) sur Rennes le château à l'époque de la croisade des Albigeois. Mais Le château du Bézu et le château de Coustaussa tombèrent dès le début de la croisade, sans qu'il soit fait une quelconque mention de Rhedae;

(3) En réalité trafic de messes, cela sera suffisant.

(4) Je ne peux m'empêcher de relever ici le "curieusement mêlé". En effet, à l'époque ou ce pilier fût sculpté, il est évident que l'on utilisait les chiffres romains et en aucun cas les chiffres arabes. L'auteur, voulant absolument voir un 8 pour les besoins de sa démonstration finit par les trouver dans les entrelas latéraux, et, sa bonne foi n'étant pas en cause, il reconnaît lui même que ces 8 lui semblent curieux…

(5) Je m'en voudrais beaucoup de louper ici une occasion de me moquer d'un médium moyen et d'une voyante myope.



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