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Rennes le château, une affaire paradoxale

 
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Dernière mise à jour
le 30 janvier 2010



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LE MANUSCRIT DELMAS
1709

Le manuscrit DELMAS est à la fois un des documents les plus intéressant concernant Rennes les bains, et un des plus difficile d'accès. Il est d'une version toute locale de l'ancien français et d'une écriture difficile à lire.

Tous les auteurs qui en ont proposés une retranscription ont eus des problèmes à le faire et je n'échappe pas à la règle. Je suis même celui qui a pris le plus de liberté avec la lettre, traduisant souvent, mais pas systématiquement des termes en français intelligible pour chacun, tout en laissant par ailleurs, le phrasé et l'orthographe qui font le "charme" de ce document.

Je pense néanmoins avoir gardé l'esprit du texte.

L'original était en possession de la Société des Arts et Sciences de Carcassonne (S.A.S.C.). Il semble qu'il ait été offert à cette société savante par le docteur Paul COURRENT qui l'avait obtenu de la société des antiquaires, qui elle même le tenait du docteur JULIA. Avant, règne un voile épais.

Ce document est d'autant plus intéressant qu'il est le plus ancien disponible, et que, écrit en 1709 par un abbé qui a passé 60 ans dans sa cure, il nous permet de plonger directement dans le passé.

La description qui est faite évoque des batiments et des vestiges archéologiques qui ont pour la plupart disparus à ce jour et que nous ne connaitrions pas autrement. Certains batiments en particuliers auraient dus être mieux situés car ils ont totalement disparus aujourd'hui.

Pour plus d'information :

- Les cahiers de Rennes le château n°7 proposent une transcription, et surtout une reproduction en fac-similé de ce manuscrit (pages 3 et suiv.)

- Histoire du trésor de Rennes le château pour un topo sur l'inscription C. POMPEIUS QUARTUS (pp.67 et 68)

- Les archives de Rennes le château propose une étude historique et une ré-édition de la transcription due au docteur COURRENT (pp 459 et suiv.).

 

 

Antiquités des Bains de Montferrand, communément appelés les Bains de Rennes.

 

 

        Ce mémoire a été fait en 1709 - par Mr DELMAS qui a été curé du dit lieu pendant 60 ans - quoiqu'il ne soit pas signé, il est original, et écrit de la propre main du dit DELMAS.

 

        Il y a dans le diocèse dallet un village qu'ons apéle les Bains de Montferrand ou communément  les Bains de Rénnes il y a trois sources d'eau de diverses degré de chaleur on connaît la bonté par les bons effets qu'elles opèrent tous les ans. On connaît parce qu'on y trouve que les Romains ont habité à cet endroit. Il y a des restes de vieilles masures de grands bâtiments d'une dépense extraordinaire. Mr CATEL conseiller au parlement de Toulouse dans son livre des antiquités de Languedoc en fait mention de ce lieu et il dit qu'on y a trouvé deux Idoles une Jupiter et une Mercure. Il y a des pierres dont l'inscription marque son Entiquité. Il rapporte cette inscription mais il ne l'explique pas. Le curé qui est à présent aux Bains possède cette pierre (dans son cabinet) c'est un pied destal, on y lit la partie supérieure un C. Après tout le long POMPELIUS QUARTUS au dessous il y a I. A. M. et plus en bas suo de lautre côté de la pierres il y a un laurier. Plusieurs antiquaires en ont donné les explications suivantes mais elle n'a pas agrée cy quelqu'un voulut cy appliquer il feront bien plaisir aux curieux. Voici quelques explications : les uns disent que le POMPIUS QUARTUS est le père du grand POMPÉE qui a été le cinquième de ce nom comme il parait par son fils qui est appelé POMPÉUS QUARTUS dont il est parlé dans l'histoire et qu'il fut vaincu par AGRIPA beau fils du AUGUSTE dans la Sicile. On explique l'inscription en cette manière C. néius pompéius quartus amico Julio inilitis suo ou amico Julio maximo suo on a conjecturé que la grand POMPÉE en allant en Espagne lors que du temps de SILLA. Il y vint combattre SERTORIUS, ce grand prince laissa après sa mort deux enfants un qui porta le nom de C. NÉIUS POMPÉIUS et l'autre SEXTUS POMPÉIUS qui fut défait dans un combat naval  en Sicile et l'autre en Espagne. POMPÉE allant en Espagne passant dans ce pays un de ses grands amis ou de ses officiers étant mort il fit dresser un espèce de mausolée ou colonne sur son sépulcre et c'est une de ces pierres par conséquent on prétend que cette inscription sépulturale il parait ridicule qu'on prétende que pompée est passé par ce méchant endroit mais on cessera d'en être surpris si on sait qu'on voit des marques manifestes que la charrette est passée par des endroits où à présent les hommes ne peuvent plus passé. On trouve aux lieus des Bains à la campagne, quantités de morceaux des urnes quelquefois presque entières où il ne manque que le cou ou le bras. Le curé en a deus dans son cabinet, il en fit arracher une de la terre qui l'en sortit lui-même la cendre. Il y avait des os qui n'étaient pas bien brûlés. Il y trouva un cure oreille avec un croissant au bout avec un fort petit dard pointe et parce que les urnes ne sont que de terre cela fait conaitre quelles sont plus anciennes que le temps des Romains car CÉSAR nous apprend livre 8e de Bellum gallorum que c'était un usage des gaulois de brûler leurs morts et nous savons d'ailleurs que les peuples asiatiques prirent cette coutume qui de commença de s'établir parmi les Romains que du temps de SILLA qui ordonna que son corps fut brûlé après sa mort ce qui dura ensuite jusqu'à l'Empire d'ANTONIN. Sur ce principe on dit que ses urnes peuvent être des gaulois et non pas des Romains que par ainsi. Elles sont plus antiques car si elles étaient des Romains on en trouverait d'une matière plus riche que brique car nous lisons que les Romains ont porté leur vanité à en faire d'or, d'argent, de parfile, de plomb, de marbre et de verre les paysans du lieu des Bains en labourant, trouvant en si grande quantité des médailles de bronze et qu'ils vendaient aux chaudronniers. A poids de cuivre on en ramasse encore de temps en temps principalement quand on fouille à certains endroits. Il y a le curé qui est présent aux Bains a averti les paysans de lui porter celles qu'ils trouveront, ce qu'ils font. Il en a une grande quantité, de toute espèce : d'or, d'argent, de grands et de petits bronze, plusieurs antiques qu'il ne ait pas déchiffrés. On en trouve une grande quantité d'argent sarrasins qui n'ont ni lettres ni figures mais seulement quelques caractères mal fait. Le curé a une grande quantité de figures en relief qu'il n'a pas encore déchiffrées. On mettra au fond de ses mémoires celles qu'il a déchiffrées mais il est à propos de donner plutôt quelques coniécture d'où vient ce qu'on trouve à cet endroit, seulement vue une si grande quantité de médailles non seulement des Empereurs Romains mais encore du temps de la République et d'auparavant même, il y a apparence qu'avant les Romains, les Gaulois de ce pays avaient déjà bâtis aux Bains mais ce pays est si destitué d'historiens qu'on ne peut rien assurer ce qu'il y a de certain ce que les Romains ont fondé des envahissements dans tout ce pays. La première colonie qu'ils établirent dans les gaules fut dans le pays des Volques téctosages dans lesquels ce pays se trouve renfermé puisqu'il s'étend de Toulouse jusqu'au cap de Creus mais pour faire une époque certaine de leur établissement dans le haut de Rases qui est ce pays. Ils n'avaient aucune ville considérable qu'on trouve dans les anciens auteurs, on croit que c'était Rennes par les marques qu'on y voit de forts anciens bâtiments, endroit qu'il semble que la nature ait fait exprès pour une forte place l'on peut dire que ce fut environ le temps que SILLA envoya CAJUS HEMIUS en Espagne pour y convaincre SESTORIUS qu'ils avaient fait soulever les Espagnols contre les Romains et après que ses vainqueurs des nations ce furent rendus maîtres de Volques, areconiques qui habitaient le beau Languedoc, cet établissement ne fut pas encore considérable lorsque l'an du monde.  Il devint fameux mais il devint formidable après lors que l'an du monde 3885 et l'an I I C avant Jésus-christ MARTIUS NARBO vint établir à Narbonne pays des tectosagues qu'on appelait aussi atasins à cause du fleuve Atax aude qui passe dans ce pays. La dixième colonie des Romains qu'on appelait colonie decniménorum  laquelle fut augmentée par les ordres de Jules CÉSAR  qui la fit appelé Colomnia Sulia patena comme il se peut justifie par plusieurs inscriptions qu'on voit à Narbonne. La colonie qu'on établit à Béziers fut tirée de la légion 7e et l'appela Colonie Septimanarum. On en établit une a Nîmes qui fut tirée de la légion qui alla en Égypte achever de vaincre MARC ANTOINE et c'est pour cela que la colonie et la ville de Nîmes ont pour armes un crocodile. Ceux qui habitaient aux Bains ont été tirés aussi de cette légion et c'est pour cela qu'on y trouve plus de médailles de cette colonie que les autres. Pour Montpellier il est trop moderne pour avoir eu des colonies et Carcassonne n'ayant le titre de cité que du temps du grand Constantin on peut dire qu'elle obéissait au pré-consul ou préfet des gaules. On fixe l'époque de l'établissement de ces colonies dans notre Languedoc qui était le pays des Volques tectosagues après le temps auquel QUINTUS FABIUS MAXIMIS après avoir soumis les saliens vaincus les volques arconiques se rendit mettre des volques tectosagues qui est ce pays des Bains lorsqu'il n'y avait point de colonies établie en un endroit de ce pays. Répondait au préfet de la Gaule BRACATA qui avait son tribunal à Narbonne, AUGUSTE acheva de vaincre tous ces pays. Il établi quelques temps son habitation à Narbonne et il n'est pas assurer, mais y croit néanmoins qu'il est vrai avoir trouvé ici une médaille d'un veu qu'on avait fait à ESCULAPE pour la santé d'AUGUSTE qui était malade à Narbonne. Les Romains établirent leur habitation plus dans cet endroit des Bains non à cause des mines et minéraux y en oians quantité de diverses espèces. On y voit des travaux effroyables de trous forts profonds qu'on à fait pour en tirer l'or et l'argent de la montagne que l'on appelle Roqenegre. L'étain et le fer et plus particulièrement le plomb se sont tirés et on en pourrait tirer encore mais on voit qu'on en a tirer une quantité prodigieuse de la montagne de cardou Lambre le blanq d'Espagne le jaiet abondent. Ici on en tire toujours, on voit dans la campagne quantité de fourneau qu'on avait fait pour fondre ses métaux mais secondement ce qui attira plus les Romains à s'établirent ici se sont les bains et il est très sur que le peuple s'est toujours piqué d'avoir des bains qu'il nommait termes où il se baignait et se lavait presque autant de fois qu'il voulait mange que leur vanite les avait rendu très nombreux et très magnifiques. AGRIPA en fit bâtir un à ses dépends l'année de son edillite jusqu'à 70 pour l'usage du public. Les esclaves en avaient à leur propre. PLINE assure que dans Rome le nombre était infini pour leur magnificence si nous en croyons Arie (...?...) nous pouvons dire qu'ils donnaient de la jalousie à des  provinces entières par leur grandeur. Ceux d'ANTONINS avait 1600 chambres, on en comptait jusqu'à 3200 dans ceux de DIOCLETIEN. Les canaux qui portaient l'eau dans ses bains étaient d'argent les murailles y étaient incrustées d'or de pierreries et tout l'édifice y était soutenu par des colonnes d'une longueur et grosseur prodigieuse faite de pierres fusilées c'est-à-dire fondues. On ne les borna pas à ceux de Rome, on en fit bâtir encore dans tout l'empire Romain. Narbonne en avait de très beaux. ADRIEN les fit  rebâtir à son passage pour l'Espagne comme il parait par son inscription qui s'y lit à l'église St Paul rapporté par Mr. CATEL et ANDOQUE de leurs histoires du Languedoc. La forme de ses bains étaient ronde comme le décrit VITRUVE et Mr. CHOUL et on y trouvait les appartements suivants : le premier était le Pimale, la celle frigidaire, la bastitaire, l'annéetuaire, lipocauste, la piscine chaude, les restes (?)biades etc. lheosicamine et ses bains étaient non pour la nécessité mais pour le délice et nous lisons dans l'histoire Ecclésiastique  que les chrétiens ayant reconnus qu'ils y avaient de la sensualité dans le fréquent usage des bains le défendirent et ne le permirent que pour le rétablissement de la santé. St PASCIN Évêque de Barcelone exhortant des catéchumènes qu'il devait bien tôt baptise leur inspira de ne plus fréquenter les bains comme de dellises contraires à l'esprit du christianisme si quis ad balineum vocat recusaré delicias. On reprochait à l'évêque SINESTIUS de ce qu'il prenait les bains deux fois le jour. Nous lisons dans la légende de St JACQUES qu'il ne prenait jamais les bains et on rapporte CILLA pour faire voir sa grande mortification. Ce n'est pas grand chose aujourd'hui et c'était alors d'une grande austérité. Les Romains faisaient cy grand cas des bains comme nous avons dit et faisant tant de dépense pour en avoir ils en trouveront ici que la nature leur avait préparés. Il y en a trois divers degrés de chaleur, un qui est dans la maison qui est fort chaud, sa chaleur égale presque celle des bains des Borbon Lancy le plus chaud peut être du Royaume. On voit sortir de temps en temps de ses eaux des bains du mercure. Le minérale qu'on en retire est un sel alqualy  qu'on peut appeler le véritable nitre des anciens. On le connaît en ce qu'on voit qu'il fromante et bouillante avec les acides qu'on y met comme l'esprit de vitriol, du soufre et autres. Il y a un peu de bitume ce qu'on connaît en ce que l'eau froide à de la peine à le fondre. On ne peut pas bien déclare les minéraux qui prédominent n'étant pas du métier de connaître et aucun médecin même ne s'est admirer d'en vouloir faire exactement l'analyse. Ce qu'on peut assurer s'est qu'ils produisent des effets merveilleux. Ils sont admirables pour la douce de la tête, pour les flexions de quelles espèces que se soit. Ils sont merveilleux pour les douleurs cy tumeur est froide, ils sont bons pour les paralysies, pour les debilités des nerfs, pour se précautionner contre l'apoplexie et guérir de la faiblesse qu'elle laisse ordinairement sur quelques parties du corps. Il faut prendre ses bains plusieurs jours car prétendre de se mouiller trois jours comme plusieurs font, si le mal est grand ou invétérer on ne fait que mouvoir la tumeur sans la dissiper. Nous avons vu plusieurs ne pouvoir venir qu'avec des brancards, les laisse et s'en retourne à cheval. Je pourrais aléguer une infinité d'exemples, j'en rapporterais seulement un : dans cette première saison des bains de l'année 1709 que iay écrit ce mémoire Monsieur le Curé de St Martin diocèse de Narbonne était paralytique, d'un reste d'apoplexie ne pouvant se remuer, s'était mouiller, marcha sans aide à une portée de mousquet de la maison des bains. Il y a deux autres sources tiède : on appelle l'une les bains de la Reine et l'autre les bains de Ladres. On en boit et on s'y baigne en s'en venant. Elles sont bonnes pour fortifier l'estomac contre les indigestions, nettoie les reins et émoussent en purgeant la bille, ôtent les des intempéries chaudes générales et particulières et rafraîchissent  merveilleusement tout le corps. Elles sont lentes, purgent modérément par les digestions du bas ventre en quoi elles sont plus à estimer que celles qui purgent excessivement tant par ce que les fortes purgations dissipent les esprits et affaiblissent extrêmement que parce que ce qu'il se fait avec modération est plus assure et plus conforme à la nature qui est modérée en toutes choses. Le long usage fait faire avec assurance ce que les violentes évacuations fait faire avec danger. Si elles sont bonnes pour boire elles sont merveilleuses pour se baigner. Elles opèrent des effets admirables, nous en avons vu qui surpassent l'imagination de corps qui faisaient erreur tous couverts d'ulcères  se nettoyer et de dessécher entièrement. Il en tombait une croûte comme des écailles de poisson. Le nom qu'on donne à cette fontaine choque à la vérité mais il fait connaître ses opérations. Ses bains purifient merveilleusement, le sang emporte les dertres, la gale même et les ulcères invétérés. Cet eau sointuse qui semble de la graisse ou de l'huile quand on s'y baigne. Elle a plus de bictume que celle du bain de la maison. Elle sert non seulement pour la santé mais encore pour le dellier étant ami de la chair. On peut sans risque y rester tant qu'on veut. C'est plein de bons effets qu'on connaît ses bonnes qualités et par les restes des bâtiments qu'on voit que les Romains n'avaient rien espargne pour rendre ce bain magnifique c'est aux bains de Rennes qui sont presque de même que ceux de Ladres. Il y a des marques de murailles d'une épaisseur extraordinaire le long de la rivière, l'endroit où on se baignait était pavé de grandes pierres et sur celles étaient enchâsse de petits morceaux de marbre. La grosseur et longueur du petit doit à la mosaïque. Le curé à de ce pave dans son cabinet en haut vers la montagne. Il y a des marques de quantités de petites chambres qui étaient apparemment les appartements que nous avons dit se trouver aux anciens bains de Rome. On faisait porter l'eau par tout les logements par des canaux de plomb qu'on trouve. On y ramasse de temps en temps de grandes pierres de marbre blanc et noir, quoique dans ce pays il n'y ait aucune carrière de marbre ouverte. Le logement était couvert de briques plate, épaisses de quatre doits qui avait au revers en haut on y en a trouvé de petites rondes qui se partageait en quatre parties égales. Il est à croire que c'était pour des parures. J'y ai vu au fond où était le bâtiment le long de la rivière, la terre tout à fait couverte de coquillages, d'huîtres et quantité d'autres coquillages de mer. On en voit encore et si on fouille un peu dans la terre on en trouverait beaucoup. On coniécture que cela pouvait être pour des grottes, il est assez particulier qu'on trouve à la campagne en travaillant la terre une si grande quantité de médailles dispersées et de divers caractères. Prétendre que quand on brûla ce village comme il est paraît manifestement qu'il a été brûlé cette monnaie était dans les maisons et qu'on les trouve présentement dans les ruines. Cela ne peut pas être parce qu'on en trouvait qu'aux endroits où il aurait eu des maisons et on en ramasse en bien d'autres endroits. De vouloir qu'on ait caché ses médailles on les trouverait toutes ramassées et on en trouve ordinairement qu'une seule de s'imaginer que parce que c'était la monnaie ordinaire de ce temps là on en perdait et qu'on la trouve présentement il n'y a pas d'apparence parce qu'on ne pouvait pas en perdre une si grande quantité de vouloir dire que les Romains jetaient exprès les médailles à la postérité  il n'y a point de vraie samblance car il faut faire de différentes médailles et de médaillons car on convient que les anciennes outre les monnaies ordinaires avaient ce qu'on appelles des médaillons que l'on frappait comme des monuments publics pour répandre parmi le peuple dans les cérémonies des jeux ou des triomphes ou pour donner aux ambassadeurs et aux Princes étrangers ses pierres étaient nommées par les Romains MISSILIA et les italiens les appellent aujourd'hui médaglions nom que nous avons emprunté. Deux de cet espèce de médailles qu'il faut entendre ce que SUÉTONE a dit de AUGUSTE que pendant les Saturnales il prenait plaisir à faire des présents à ses favoris et à leur donner entre autres choses Nominus omnes nostré etiam véteis regios ucteris regios et pérégrinos l'on connaît les médaillons par l'épaisseur, par l'étendue, le relief et par la grosseur de la tête de sorte que si quelques unes de ses qualités y manque ce ne sera qu'un médaille de grand bronze c'est-à-dire du haut en pièce car devant le bas Empire dès que la médailles a plus d'étendue ou plus de relief que le moién bronze d'ordinaire on le fait passer pour médaillon. Il est vrai qu'on trouve ici peu de médaillons mais on y trouve quantité de monnaies. Pendant la République et dans le temps des Empereurs je crois qu'il n'y a aucun endroit dans la province ni peut être encore plus loin qu'on y trouve à proportion plus de médailles dispersées qu'à ce méchant endroit. La raison est à ce que je pense qu'on en a peu donné comme ce lieu étant assez fréquent tant à cause des bains que de toutes sortes de mines qu'on y trouve abondamment. Il y mourut assez du monde c'est ce qu'on coniécture par un si grand nombre de morceaux d'urnes qu'on trouve non seulement dans la valon mais encore dans les montagnes des environs où c'était la coutume des Entiens de mettre une pièce de monnaie dans la bouche ou parmi des cendres de leurs morts. On appelait cette pièce NAULUM, c'est-à-dire le droit que l'âme payer par le passage de la barque de Caron afin que cet âme ait place dans l'autre monde et qu'elle ne restât pas errante parmi les Lares... Ce qui est parmi nous une fable était parmi eux téollogio. Il y a des auteurs qui prétendent que cette monnaie n'était insin en enterrée avec les morts que pour marquer le temps et le règne de l'Empereur soub, ce quel on était décédé. Si quelqu'un avait de meilleures raisons à donner il me ferait plaisir de m'en faire part.

       Mémoire des médailles d'or, d'argent et de bronze qu'on a pu trouver et déchiffrer au terroir du lieu des Bains de Montferrand ou Rennes.

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Médailles d'or

        Lucius plancus perféctus vrbis Cum vreo et exaltera parté victoria alata cajus Dictator perpetuus.
        Publius Clodius Marcy filius Cum septém planetis sole Radienté ex Vna et ex altera parte Luna créscénte Clodiae familiare.

        Ces deux médailles sont d'un or si pur que nos Louis d'or confrontés semblent du laiton. 

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        Un autre de Godefroy de Bouillon Roy de Jérusalem avec un St Jean et de l'autre côté une grande fleur de Lys. 

 

Médailles d'argent

        Raptus Sabinaé Cum capité Roma
        Castor et pollux Equités Cum Lancéis capité galéaty supra quos Emicat Stélla cum capité Roma

        Une petite d'argent où il y a un éléphant et au fond César au revers hache des victimes et autres instruments. Je crois que c'est de la famille Julia qui est celle de Jules César qui n'étant encore que particulier et n'osant faire graver sa tête, se contenta de mettre d'un côté un éléphant avec ce mot César. Équivoque pour marquer ou le nom de cet animal en langue Punique ou li sien est sur le revers en qualité d'augure et de pontife il fit graver les symboles de ses dignités savoir le Simpule, le Goupillon, la hache, les victimes et le Bonnet pontifical. 

        Victoria alata Cézaris Julij Instrumentis becuri élipéo te tropheo.
        Antonius triumvir Reipublicae Constituéndae cum navy préctoria ét signis légionis
        Cézar augustus divus pater patriae le revers est beau, je n'ai pas su le déchiffrer.
        Tiberius Caezar impostica pontifex maximus 
        Néro Jové cum custodé.
        Imperator Véspazionnus consul octavo pallax hazia est troféo.
        Imperator vespazianus cum pegaso paci augustae allatae cum caducaeo et serpente tiberius claudis Germanicus augustus imperator
        Imperator julius augustus Equitax augustorum sinistra Libram déxtéra cornée capitae
        Impérator gordianus pius felix augustus Roma eternae Romae insidéusibus armis dixtera hastam sinistra (Le reste du mémoire est effacé).
        Cajus Limius in triumpho vigurum medailhe consulaire
        Altera consulraiy cum Equité

        Plusieurs autres médailles des sarrasins sans figures ni lettres mais seulement des caractères. Plusieurs médailles d'Espagne.


Médailles de Bronze

        Cézar augustus pontifex maximus In medio sénatus consul marcus salvius ortho triumvir auro argénto cereo flandé friundo
        Divius augustus pater cum aquilla volante Globo insidénté
        Impéraror Divy filius cum capitibus augusty t agripa coronaty corona Rostrata cum crocodilo catena ligato ad palman coronna et vexilla colomni
némausina

        On en trouve quantité de cet espèce

        une autre cum navi et corona

        Cezar augutus Romae est augustus arcus triomphalis cum duobus victorialis
        Augustus pater patriaé éx atera parte templom providentiae
        Cezar augustus Germanieus
        Tiberius cum arcu triomphalis tiberius claudius Cézar augustus

        Tribunitae in téstalis imperator cum pallade armata in altera libertas
        Cajus Cezar cum vosta
        Claudius cum pallade
        Néro cum victoria alata mondum sustentans
        Domitianus augustus Cezar cum spé
        Impérator Dioclésianus jovy conservatory dixtéra hastam sinistra fulmen
        Dioclésianus cum génio populy Romany est in maximinao
        Comodus augustus cum palladeDénné antonius consécratio cambusto
        et alia cum cornu copiae spoliis
        Faustina augusta cum déo salutis sedensis dextera panteram serpentem pasert ( il y en a trois)
        Justina augusta julia antonia
        Marcus agripa Lucii filius consul tertio cum coronna rostrata cum néptuno cum tridénté et delphino et senato consulto.
        Maximus cum génio Populi déxtera pantheram cum ara ignita sinistra cornu copioae percussa Lugduny
        Claudius maximus déléctus
        Claudius cum pallade
        Maximus cum jouvé victoré
        Antonius Germanicus
        Domitianus imperator fortunae augusty dextera guberna cum sinistra cornu copiae
        Gordianus pius
        Commodus
        Gratianus cum victoria captivum sustentatis
        Imperator probus cum templo et figura
        Talianus cum serva diannoae augustae titrius cum serva dianoae augustoae

 

        Toutes les médailles ci-dessus ont été trouvé dans la paroisse des bains par les paysans en labourant la terre et il n'y en a aucune de contrefaite. Les fourberies de paduan de parmezan ni des cartons les trois fameux contrefaiseurs des médailles antiques ne peuvent avoir lieu ici.

 



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