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Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


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LE MANUSCRIT CORBU

Le manuscrit CORBU est l'un des tous premiers textes consacrés à l'affaire de Rennes le château dans les années 1960.. Si les thèses qui y sont défendues ont parfois mal résistés à l'analyse historique, on retrouve déjà tout ce qui allait faire le succès du mythe du "curé aux milliard", en particulier l'une des toutes premières narration de la vie de l'abbé SAUNIERE.

 

L'HISTOIRE de RENNES-LE-CHATEAU Se perd dans la nuit des temps. On peut affirmer sans crainte que ce plateau a toujours été habité. Certains historiens ont écrit et fixé la fondation de RENNES-le-CHATEAU par les Wisigoths aux environs du Vème siècle. Ceci est absolument démenti par la quantité de vestiges beaucoup plus anciens que l'on trouve à fleur de sol, qu'ils soient préhistoriques, paléolithiques ou néolithiques, ibères, gaulois, romains, gallo-romains. Leur abondance et leur diversité prouvent, sans contestation possible que RENNES-le-CHATEAU était, bien avant les Wisigoths, une grande cité.

 D'autres historiens pensent que RENNES-le-CHATEAU était la capitale des Sociates, très forte peuplade gauloise qui tint en échec César pendant longtemps. Ce dernier, dans ses commentaires, relatant la chute de leur capitale, parle du pays environnant et sa description correspond exactement au panorama que l'on voit de RENNES-le-CHATEAU: pic de Bugarach au Sud-Est, pic de Cardour à l'Est, terre de Becq et plateau des Fanges au Sud, l'Aude et ses méandres à l'ouest et sa vallée en direction d'Alet et Carcassonne. Rien n'y manque, et l'on peut raisonnablement supposer que RENNES-le-CHATEAU, avant d'être puissante capitale Wisigothique, a été capitale gauloise, puis grande cité gallo-romaine, et certainement avant cette époque, grand habitat préhistorique.

 Pourquoi cette importance de RENNES-le-CHATEAU pendant ces temps?

 1°) - Par sa situation géographique qui domine et commande toute les vallées: celle de la Salle venant de RENNES-les-BAINS et NARBONNE, celle de l'Aude vers CARCASSONNE et vers SIJEAN, celle aboutissant à PUIVERT et CHALABRE et celle qui de RENNES-le-CHATEAU permettait d'aller en Espagne avant que la route passant par les Gorges de la Pierre Lisse, soit percée. La route RENNES-le-CHATEAU / Espagne a été certainement une voie romaine car on retrouve encore des tronçons parfaitement dallés, et au Lieudit "LA RODE" on a trouvé une roue en bronze et un timon de char romain, actuellement au musée de TOULOUSE.

 2°) - Par le nombre de sources qui, sur ce piton donnent de l'eau en abondance et qui n'ont jamais tari.

 3°) - Par son climat très tempéré, beaucoup moins froid et exempt de brouillard et de brume en hiver, beaucoup moins chaud en été que la vallée.

Ces trois points font de RENNES-le-CHATEAU un endroit absolument privilégié, une sorte d'oasis dans la cuvette qu'elle domine.

 Dès le 5ème siècle, RENNES-le-CHATEAU qui s'appelait RHAEDE, est une grande cité. Capitale Wisigothe du RAZES, elle compte plus de 30.000 habitants. La rue des bouchers en comprenait 18.000. Son importance est telle que les évêques chargés par Charlemagne d'évangéliser la SEPTIMANIE - les-Wisigoths ayant embrassé bien avant le catharisme, l'hérésie chrétienne de l'arianisme-, ne mentionnent dans le rapport à l'Empereur que deux villes importantes: RHAEDE et NARBONNE. La citadelle de RHAEDE avait une superficie d'au moins trois fois plus grande que la village actuel. On dénombrait 7 lices.

 La ville s'étendait au sud jusqu'à un autre piton ou était bâtie une autre forteresse que l'on appelle le CASTELLA. Une autre ceinture de forteresse défendait RHADDE, ce sont les châteaux de COUSTAUSSA, de BLANCHEFORT, d'ARC, du BEZU, de CADORONNE et de COUIZA.

 La décadence de RENNES-RHAEDE commence avec les luttes albigeoises. En parie détruite, elle est, sur l'ordre de SAINT-LOUIS, rebâtie. PHILIPPE le HARDI poussa l'œuvre de son père, et l'on peut dire que sous le 13ème siècle , si la ville n'a plus l'importance qu'elle avait avant, la citadelle, elle, est toujours debout et aussi puissante. Mais une affaire assez confuse de vente du territoire de RHAEDE au roi de CASTILLE fait que les Espagnols, pour récupérer leur achat, envahissent la SEPTIMANIE et détruisent une prmière fois RHAEDE. Rebâtie en partie seulement, elle subit une seconde destruction en 1370. Ce fut la fin. Jamais plus RHAEDE ne se releva de ses ruines: petit à petit les habitants descendirent vers les vallées et RHAEDE étant devenu RENNES-le-CHATEAU ne fut plus qu'un petit village au lieu de l'orgueilleuse ville de 30.000 habitants.

RENNES-le-CHATEAU serait certainement tombé dans l'oubli total si un prêtre originaire de MONTAZELS, près de COUIZA ne vint prendre la cure le 1er Juin 1885. Pendant 7 ans, l'Abbé Béranger SAUNIERES mena la vie de tout pauvre curé de campagne, et dans ses archives, sur son livre de compte, ont peut lire, à la date du 1er Février 1892: "Je dois à Léontine 0 fr 40"; "Je dois à Alphonsine 1 Fr 65", et ses économies qu'il nomme ses "fonds secrets" se montent à cette époque à 80 fr 65.

 En ce même mois de Février 1892, le maître autel de l'église actuelle tombant en ruines, il avait demandé une aide au CONSEIL MUNICIPAL qui la lui avait accordée pour le remettre en état. Les ouvriers le démontant trouvèrent dans un des piliers des rouleaux de bois contenant des parchemins. L'Abbé immédiatement alerté s'en empara et quelque chose dût retenir son attention car il fit arrêter immédiatement les travaux. Le lendemain, il partait en voyage pour PARIS dit-on, mais nous n'en avons aucune confirmation.

A son retour, il fit reprendre les travaux, mais là il ne fit plus faire que le maître autel, mais toute l'église, puis, il s'attaqua au cimetière ou il travaillait souvent seul. Il démolit même la tombe de la Comtesse d'HAUTPOUL-BLANCHEFORT (*) et rasa lui même les inscriptions qui était sur cette dalle. Le Conseil Municipal s'émut de la chose et lui interdit de travailler au cimetière (*), mais le mal était fait car cette tombe devait avoir une indication. Il fait construire les murs autour du jardin devant l'église, utilise un splendide pilier de style Wisigoth (*) de l'autel qu'il mutile en y faisant graver "Mission 1891" pour supporter N.D. de LOURDES dans un autre petit jardin. Il fait entièrement restaurer le presbytère; puis en 1897, commande la construction de la maison, de la Tour, du chemin de ronde, du jardin d'hiver, le tout lui coute un million en 1900, ce qui représente 250 millions de notre monnaie. Il meuble la maison et la tour fastueusement. Son train de vie est royal. L'Abbé SAUNIERES reçoit quiconque vient et tous les jours ce sont des fêtes. La consommation de rhum qu'il fait venir directement de la Jamaïque et de la Martinique, atteint 70 litres par mois. Sans compter les liqueurs de toute sortes, les vins fins; les canards sont engraissés avec des biscuits à la cuiller pour qu'ils soient plus fins. C'est un véritable sybarite.

                    Il reçoit une année Monseigneur BILLARD, qui, d'après les gens du pays, repart …. assez content. Mgr BILLARD a été étonné de la vie de son prêtre, mais il ne dit rien. Mais son successeur Mgr de BEAUSEJOUR, demande immédiatement des comptes à l'Abbé SAUNIERES et le convoque pour s'expliquer à CARCASSONNE. Mais ce dernier ne voulant rien dire, prétexte qu'il est malade, qu'il ne peut faire le voyage de CARCASSONNE. Et, à l'appui de ses dires, montre des certificats du Dr ROCHER, Médecin à COUIZA, certificats faux, puisque nous avons une lettre du Dr ROCHER DISANT EN SUBSTANCE CECI/ "Mon cher Ami, je vous envoi le certificat que vous me demandez: siil n'est pas suffisant , dites moi ce que vous désirez et je me ferais un plaisir de vous donner satisfaction". L'Abbé SAUNIERES ne peut se rendre à CARCASSONNE, mais il peut cependant aller à l'étranger: Espagne, SUISSE et Belgique. Voyages absolument secrets, et pour donner le change, il laisse à sa bonne et femme de confiance, Marie DESARNEAU, des lettres toutes prêtes ainsi conçues: "Chère Madame" ou "Monsieur" ou "Mademoiselle", "J'ai bien reçu votre lettre. Je m'excuse de ne pouvoir vous répondre plus longuement, mais je suis obligé d'aller au chevet d'un confrère malade. A très bientôt" signé SAUNIERES. Marie DESARNEAU ouvrait le courrier et si une lettre nécessitait une réponse mettait une de ces courtes missives dans une enveloppe et l'envoyait. Pour tout le monde l'abbé n'avait pas quitté RENNES.

                    Cependant à l'évêché, les choses empiraient. En 1911, Mgr de BEAUSEJOUR, excédé de ne pouvoir obtenir aucune explication de son prêtre, l'inculpe de trafic de messes et l'interdit. Condamnation par contumace. Le trafic de messes ne tient pas debout, car elles coutaient 0 Fr, 50, c'est dire la quantité de messes qu'il aurait fallu que l'Abbé SAUNIERES reçoivent pour couvrir ses dépenses. Mais c'était le seul moyen qu'avait Mgr de BEAUSEJOUR "pour coincer" son prêtre.

                     L'abbé SAUNIERES ne s'incline pas devant la sentence et aussitôt fait appel en cour de ROME. Il prend pour se défendre un Avocat ecclésiastique, le Chanoine HUGET, qui, au frais du curé, va à Rome. Le procès dure deux ans et se termine par un non-lieu, le Chef d'accusation n'étant pas prouvé. Mais instruit par l'évêque des magnificences et du train de vie de l'Abbé, ROME à son tour demande des explications que l'Abbé SAUNIERES se refuse à nouveau à donner. Et c'est sous l'inculpation de révolte et outrage envers ses supérieurs qu'il est de nouveau interdit, et cela définitivement le 11 avril 1915. Cependant, on faisait comprendre à l'Abbé SAUNIERES que s'il faisait amende honorable, on pourrait envisager un adoucissement. On verrait.

                    Mais l'Abbé ulcéré, ne veut absolument plus rien entendre, ni de l'Evêché, ni de l'Eglise. Interdit, pour contrer son Evêque, il a loué le presbytère pour 99 ans. Dans la petite chapelle, qu'il s'est fait construire, il dit la messe et une grosse partie de la population de RENNES-le-CHATEAU, vient l'écouter tandis que le prêtre régulier, nommé par l'Evêque, obligé d'habiter à COUIZA à quatre kilomètre de là, car personne ne le veut, dit la messe dans une église pour ainsi dire vide.

                     Pendant toute la durée de son procès avec l'Eglise, l'Abbé SAUNIERES n'a plus fait de construction. Mais tout étant consommé, il refait des projets: construction de la route de COUIZA à RENNES-le-CHATEAU à ses frais, car il a l'intention d'acheter une automobile; adduction d'eau chez tous les habitants, construction d'une chapelle dans le cimetière; construction d'un rempart tout autour de RENNES; construction d'une tour de cinquante mètres de haut de façon à voir qui entre, avec un escalier circulaire à l'intérieur, une bibliothèque suivant l'escalier; haussement d'un étage de la tour actuelle ainsi que du jardin d'hiver. Ces divers devis et travaux se montent à HUIT MILLIONS OR, soit plus de deux milliards de nos francs. Et le 5 Janvier 1917, en pleine guerre, il accepte les devis et signe la commande de tous ces travaux.

                    Mais le 22 Janvier, soit 17 jours après, il prend froid sur la terrasse, a une crise cardiaque, qui, compliquée d'une cyrrhose du foie, ne lui pardonne pas.

                     Bref, il meurt dans la journée (*). Mis dans un fauteuil du salon il y reste exposé tout un jour, couvert d'une couverture avec des pompons rouges. En vénération, ceux qui venaient coupaient un pompon et l'emportaient. Il fut enterré dans le tombeau qu'il était en train de se construire au cimetière.

                   La famille SAUNIERES se préoccupa alors, pour avoir l'héritage; mais, stupeur, l'Abbé SAUNIERES avait tout acheté au nom de sa bonne, Marie DENARNEAU, et celle eci était et demeurait sa légitime propriétaire de sorte que les héritiers présomptifs s'en allèrent tout penauds.

                    Marie DENARNEAU, très coquette à la mort du curé, devint un exemple d'austérité. Elle se retira au presbytère, vivant absolument seule et ne bougea plus. Elle ne descendit plus une seule fois à COUIZA. Pendant des années, elle se refuse à vendre

                    Son domaine, mais l'age venant, elle ne pouvait plus ni surveiller, ni faire entretenir, et petit à petit ce fut la destruction et le pillage. Livres rares, timbres, œuvres d'art, tout fut volé. Quand finalement en 1947 elle se décida et vendit son bien à Monsieur et Madame CORBU qui transformèrent l'ancienne résidence du curé en hôtel "LA TOUR"

                    Quant à l'origine du Trésor que le curé a certainement trouvé et dont une grande partie doit encore subsister, les archives de CARCASSONNE nous en donnent l'explication: Blanche de Castille mère de SAINT-LOUIS, régente du royaume de France pendant les croisades de son fils, jugea PARIS peu sûr pour garder le trésor royal, car les barons et petites gens se révoltaient contre le pouvoir royal. Ce fut la fameuse révolte des pastoureaux. Elle fit donc transporter le trésor de PARIS à RENNES, qui lui appartenait, puis entreprit de mâter la révolte, elle y réussit et mourut peu après. SAINT LOUIS revint de la croisade, puis repartit de nouveau et mourut à TUNIS. Son fils, PHILIPPE le HARDI, devait connaître l'emplacement du trésor, car il s'intéressa beaucoup à RHAEDE, et fit faire de nombreux travaux de défense. Aussi retrouve-t-on encore à certaines fondations de tours des éperons qui sont caractéristiques de son époque. Mais après lui, il y a un trou et PHILIPPE-le-BEL est obligé de faire de la fausse monnaie, car le trésor de FRANCE a disparu. Nous devons supposer qu'il ne connaissait pas la cachette.

 Le Trésor fut trouvé deux fois: en 1645, un berger nommé IGNACE PARIS en gardant ses moutons tombe dans un trou et ramène dans sa cahute un béret plein de pièces d'or. Il raconte qu'il a vu une salle pleine de pièces d'or et devient fou pour défendre les pièces qu'il a apportées. Le châtelain et ses gardes recherchent vainement l'endroit ou est tombé le berger, puis ce fut l'Abbé SAUNIERES et les parchemins.

 Toujours d'après les archives qui donnent une liste du trésor, celui-ci se composerait de 18 millions et demi de pièces d'or en nombre, soit en poids environs 180 tonnes, plus de nombreux joyaux et objets religieux. Sa valeur intrinsèque, d'après cette liste, est de plus de cinquante milliards. Par contre, si l'on prend sa valeur historique, la pièce d'or de cette époque valant 472.000 francs, on arrive environ à 4000 milliards.

 Ainsi dans ce modeste village au panorama magnifique et au passé prestigieux, dort un des plus fabuleux trésors qui soit au monde.

 



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