Il est né le 23 octobre 1829, à Saint
Valéry en Caux, d'un père tonnelier et d'une mère mercière.
Il mena l'essentiel de sa carrière ecclésiastique dans
sa Normandie natale, avant d'être nommé Évêque de Carcassonne
en remplacement de Monseigneur
LEULLIEUX.
Sa carrière ecclésiastique :
| 4 octobre 1850 |
Professeur à l'institution de Join
Lambert. |
| 17 décembre 1853 |
Ordination |
| 29 juin 1858 |
Vicaire à Saint Rémy de Dieppe |
| 2 février 1860 |
Vicaire à Saint Patrice de Rouen |
| 14 novembre 1863 |
Vicaire à la cathédrale de Rouen |
| 10 août 1868 |
Curé de Caudebec les Elbeuf |
| 1er janvier
1877 |
Chanoine titulaire |
| 10 janvier 1880 |
Vicaire général |
| 17 février 1881 |
Évêque nommé à Carcassonne |
Parmi ses principales réalisations,
notons la construction d'une église à Caudebec les Elbeufs
vers 1870 et son engagement en faveur de la restauration
du monastère de Prouille (Bérenger SAUNIERE avait donc
affaire à un connaisseur en la matière). C'est aussi
lui qui favorisa la création de nombreuses écoles libres
et attira dans le diocèse les Petites Sœurs des Pauvres.
Par contre, son honnêteté a été sujette
à caution de son vivant même. Pour reprendre la phrase
de l'un de ses plus méchants détracteurs, l'abbé LABORDE
: "Mais la caisse aurait eu à sa tête un malhonnête
homme d'évêque que ce malhonnête homme ne s'y serait
pas pris autrement que l'a fait, pendant 19 ans, sa
grandeur Monseigneur BILLARD". Ses pêchés mignons
semblent avoir été le détournement de l'argent de la
caisse de retraite du diocèse (on lui en reprocha tout
du moins la gestion) et la captation d'héritages, ce
qui lui valut au moins un procès en 1891. Ce dernier
a été intenté pour une succession d'un montant de 1.200.000
francs Or (Bérenger SAUNIERE évaluait le montant de
ses travaux à 193.150 francs Or en 1911, à titre de
comparaison) (1)
Il fût peu avant 1900 frappé d'une
suspense de 3 mois pour sa gestion des biens du diocèse.
Atteint d'une paralysie début 1898,
probablement à la suite d'un accident vasculaire cérébral,
il passa ses dernières années impotent, aux bons soins
des Soeurs.
Il mourut le 3 décembre 1901.
(1) Ce n'est
pas que je m'ennuie, mais je m'accorde une minute récréative...
Sachant que la personne qui testa en faveur de monseigneur
BILLARD habitait Coursan qui peut me dire quel curé
traînait régulièrement ses guêtres dans ce village à
la même époque... |