| Liste
des fouilles effectuées dans le domaine de l'abbé
Saunière.
Pour les chercheurs
de trésor à Rennes-le-Château, le presbytère où l'abbé
vécut toute sa vie, l'église qu'il transforma intégralement
pour la rendre telle que nous la connaissons actuellement
(à peu près) et le cimetière que lui même fouilla
furent les premiers endroits soumis à des fouilles.
Il en a été de même pour la villa Béthanie.
Retracer l'historique
de l'ensemble de ces différentes fouilles m'est complètement
impossible. Mais avec l'aide de Jean-Luc ROBIN, qui
s'occupa plusieurs année du domaine et le restaura
en partie, ainsi que de quelques autres "anciens",
j'ai essayé de dresser cette liste qui ne concerne
ci-après pour l'essentiel, que la villa et ses jardins.
Les restaurations
successives et les travaux effectués dans différents
buts font souvent, (et avec raison) disparaître ces
traces de "saccages" et de "dégradations".
Il m'a cependant paru important d'en garder la mémoire,
comme partie intégrante de l'histoire et trace de
ce qui a déjà "été fait".
Le conditionnel
indique ci-dessous que je n'ai pas vu par moi même
les fouilles ou leur résultat.
Si vous avez des
informations qui ne figurent pas ici, ou des photographies,
n'hésitez pas à me
contacter. |
LA TOUR MAGDALA
Il y aurait eu trois trous
percés sous la tour Magdala, dont l'un fait de l'extérieur
et deux de l'intérieur. Les fondations auraient été attaquées
une fois au moins durant ces travaux.
L'existence de ces fouilles,
connues de tous, soulève le problème de "l'anomalie"
relevée par l"échographie de terrain" réalisée en
mai 2001. En effet, il semble improbable à beaucoup que des
chercheurs chevronnés aient pu louper un indice de cette importance.
M. Jean-François LHUILLIER,
maire de Rennes-le-Château a bien voulu me montrer les résultats
des explorations précédentes (mais il ne me les a pas données...).
L'interprétation de ce type de document est réservée à des
spécialistes, mais l'on reconnaît bien la trace de ce qui
ressemble à un boyau vertical. Celui ci n'atteint pas la profondeur
de "l'anomalie" révélée récemment et de toute façon
passerait à coté.
Bien que j'essaie de ne
jamais donner mon avis, je vais ici faire une exception: Je
n'ai absolument pas d'avis sur les recherches actuellement
en cours "par échographie de terrain".
Je renvoie par exemple
à l'article paru dans le Midi-Libre le 5 Août 1967 (bientôt
35 ans!) et repris dans "Les archives de Rennes-le-Château
- Pierre Jarnac - Éditions Bélisane". "La recherche
du trésor de Rennes-le-Château a repris avec le concours scientifique
d'un matériel électronique très perfectionné... Un très fort
compresseur de 50cv, un wagon drille qui fore jusqu'a 25 mètres...
Une tarière à moteur, un canon à électron, appareil à la fois
émetteur et récepteur... Les sondages de distance en distance
permettent d'avoir scientifiquement l'image précise du sous-sol..."
Je n'ai pas dit que les
recherches actuellement menées ne déboucheraient pas cette
fois, ce que je souhaite personnellement. Je dis simplement
qu'il me parait raisonnable d'attendre le résultat... sereinement.
PREMIÈRE SALLE
Il s'agit de la première
salle sous le belvédère, en partant de la tour Magdala.
Un trou est encore bien
visible, avec les déblais au fond. Ceux-ci représentent plusieurs
mètres cubes et ne proviennent pas forcément du même trou.
Ils donnent cependant une bonne idée de l'acharnement de l'ancien
propriétaire du domaine. Il a été conservé pour "exposition".
M. Jean-Luc ROBIN me signale
avoir constaté l'existence de deux autres trous comblés dans
la même salle.
LE JARDIN D'HIVER.
Il s'agit de la verrière
à l'opposé de la tour Magdala. Là, j'ai pu le constater moi-même,
il y a un trou très amusant; exactement sous les fondations
de l'escalier d'angle qui descend. C'est d'ailleurs la raison
pour laquelle ce passage est interdit depuis de nombreuses
années.
Pour être bien explicite,
le trou est très exactement creusé sous l'âme centrale de
cet escalier en colimaçon, un peu comme si l'on avait
voulu le prolonger par une galerie elle-aussi en colimaçon.
Apparemment assez profond,
rempli d'araignées cavernicoles, les propriétaires successifs
ne l'ont pour l'instant pas encore consolidé, tant la tache
semble délicate et ardue. Personnellement, je leur souhaite
bon courage!
LA FONTAINE DU BELVÉDÈRE.
Celle qui se situe entre
les escaliers d'accès au dit belvédère. Il existait un trou
dans la fontaine elle-même qu'il a bien fallu reboucher pour
lui rendre son étanchéité.
Un autre trou avait été
fait sous l'escalier gauche (dans le sens de la montée). Jean
Luc ROBIN raconte souvent comment il l'a découvert à la faveur
d'un... éboulement, le jour ou quelqu'un est passé dessus.
Il a donc été rebouché.
Enfin, il y avait une sorte
de trou symétrique, sous l'escalier de droite, qui a été rebouché
lui aussi.
LE JARDIN DE LA VILLA
Il y a quelques trous fameux
dans le jardin.
D'abord, celui qui a permis
de retrouver les corps de trois personnes, probablement enterrées
là durant la seconde guerre mondiale, alors que le domaine
appartenait à Marie DENARNAUD. Je suis incapable d'en situer
l'endroit exact. L'identité de ces personnes demeure inconnue;
je sais simplement qu'ils avaient été abattus d'une balle
dans la nuque. Une sépulture leur a été donnée dans le cimetière
du village, juste à droite de la porte d'entrée. Les habitants
du village fleurissent encore régulièrement la tombe de ces
trois malheureux.
Un autre trou est célèbre,
en particulier à cause de son évocation régulière par l'un
de ses auteurs, monsieur Jean PELLET. Il s'agissait de fouilles
faites en collaboration avec le propriétaire d'alors, monsieur
Henri BUTHION (1). Le trou aurait
fait plusieurs mètres lorsqu'il aurait laissé soudain apparaître
la "voûte d'un souterrain". Selon Jean PELLET, Henri
BUTHION stoppa net les fouilles prétextant la tenue d'un mariage
ou d'une communion dans ce qui était à l'époque son hôtel.
En effet, il fit reboucher le trou et couler, dans l'urgence,
une chape de béton pour servir de piste de danse.
Cette attitude pourrait
sembler curieuse à bien des personnes. Mais ceux qui ont connu
Henri BUTHION savent... que c'est possible venant de sa part!
Jean PELLET signale que dans l'urgence, il a oublié
ses gants au fond, qui s'y trouvent toujours. La piste de
danse est toujours visible dans le jardin, et permet de bien
situer l'endroit exact.
Le jardin était une zone
propice aux fouilles, et il ne faut pas douter que d'autres
trous ont été creusés. De la même façon, il a été "poêlé"
de façon intensive.
LE JARDIN FACE A LA
VILLA
Lui aussi, "poêlé"
de façon toute aussi assidue. Il y avait deux trous d'autant
plus remarquables... que je suis passé à coté des années durant
sans les voir. Il y aurait eu un trésor au fond que c'eût
été pareil!
Si l'on est face à la villa,
le premier se situait dans l'angle gauche et partait sous
la route. Il était simplement caché par un buisson.
Le second, à quelques mètres,
passait lui aussi sous la route en direction de la villa.
Lui aussi était bêtement caché par un buisson.
LE JARDIN PARKING
C'est le dernier jardin,
au pied de la tour Magdala, qui sert actuellement de parking
et qui a été récemment refait par la municipalité.
Poêlé et fouillé etc...
etc...
Juste une question, parce
que j'aime bien jouer avec le feu, mais pas de réponse parce
que je n'aime pas me brûler les doigts. Il s'agissait du potager
de l'abbé, là ou il plantait ses choux, ses carottes, ses
navets... que sais je d'autre?
Si vous trouvez, la question,
vous trouvez la réponse. Si vous trouvez la réponse... vous
trouvez la question.
Je suis désolé de ne pouvoir
vous donner l'information en clair, je ne veux me fâcher avec
personne... Mais vous avez les mêmes éléments de départ que
moi, et la solution est "amusante".
LA VILLA
Un trou dans ce qui est
actuellement la cuisine, en rez-de-jardin. Il aurait
été fait dans le mur, pour passer sous la route qui passe
devant la maison.
Enfin, un peu dans le même
esprit que le trou sous l'escalier de la verrière, un trou
sous l'escalier qui mène tout en bas de la villa, menaçant
celui ci d'effondrement. Il avait été jugé nécessaire dans
un premier temps d'étayer l'escalier. Je crois que depuis
tous les travaux ont été faits.
Jean-Luc ROBIN signale
que toutes les cheminées ont été sondées. Il est évident que
la maison a été fouillée et explorée sous toutes les coutures.
Adossée à la maison, la
petite verrière qui a servi d'autel privé à Bérenger SAUNIERE.
Toujours visible, un trou qui éventre la base de l'autel.
LA RUE
La rue qui passe
devant la villa a elle aussi été creusée pour permettre le
passage d'une canalisation d'eau.. Elle a permis de découvrir
le squelette d'un homme, qui aurait daté d'avant l'ère chrétienne.
Un article de La Dépêche du Midi en fait état le 3 octobre
1956.
Lors de travaux du même
genre réalisés plus récemment, ont été retrouvés entre la
rue et le cabanon au fond du jardin, quelques pièces anciennes
et des morceaux de poteries actuellement visibles au musée.
AUTRES
Comme je l'ai précisé au
début de cette contribution, mes efforts ont essentiellement
porté sur la villa et les jardins. Certaines fouilles sont
pourtant assez célèbres.
Dans la petite maison qui
jouxte la villa Béthanie et qui sert actuellement de guichet
au musée, un splendide trou s'enfonce dans le sol, conservé
pour la curiosité des touristes. Il devait au départ passer
sous l'église. Il semble qu'il ait été arrêté car c'est lui
qui serait à l'origine des fissures bien visibles lorsque
l'on rentre dans celle ci, juste à droite.
Puisque l'on parle de l'église,
je signale un "très beau trou" sous les fondations
même du clocher. Il fallait le faire, car ceux qui connaissent
bien ce clocher savent qu'il a toujours eu une tendance naturelle
à vouloir tomber tout seul.
Monsieur CHOLET avait entreprit
des fouilles avec une autorisation en bonne et due forme dans
l'église. Une (très) méchante plaisanterie les lui fit abandonner
dans l'urgence. Cette aventure donna lieu au "rapport
CHOLET" .
Des fouilles sauvages entamées
sous l'escalier qui mène à la chaire ont permit de retrouver
une vasque ancienne qui doit toujours être exposée au musée.
Ces fouilles auraient aussi mis à jour les premières marches
d'un escalier de pierre qui descendait. Comme ces fouilles
étant sauvages, elles furent stoppées net par l'autorité publique.
Je le signale, car si l'information est vraie, il s'agit peut
être de l'accès à la fameuse crypte qui se situe sous l'église,
connue par différents documents mais toujours perdue à ce
jour.
Dans le jardin du calvaire,
vous pourrez constater qu'une partie d'un muret est enfoncée
dans le sol. Il s'agit d'un souterrain qui partait d'une maison
voisine, et qui se dirigeait vers l'église et le calvaire.
Selon les versions, il se serait écroulé tout seul, ou aurait
été effondré par des habitants du village qui avaient deviné
son existence. D'une part, la personne qui le creusait
n'était pas présente et d'autre part, le dit souterrain n'était
pas étayé. Je tenais à le préciser pour illustrer la ténacité
et le "courage" de certains chercheurs.
Vers la verrière du domaine,
mais à l'extérieur, à flanc: Un trou dissimulé par des ronces
qui a ceci de particulier qu'il dispose le l'électricité (pour
l'éclairage et les outils) de l'eau (creuser, cela donne soif)
et... du téléphone pour que madame BUTHION puisse appeler
son mari et lui signaler la présence de clients dont il fallait
s'occuper. C'est ce que dit la légende... et elle est très
tenace.
(1)
Il est de notoriété publique qu'Henri BUTHION était un chercheur
acharné, et que nous lui devons de nombreux "exploits"
dont je serais bien incapable de dresser la liste. Personnage
incontournable, toujours habillé de blanc, d'une extrême politesse
et d'une grande gentillesse, c'était un personnage de Rennes-le-Château.
Particulièrement attachant, il manque à beaucoup à ceux qui
l'ont connu. Pour illustrer ce dont il était capable, je ne
raconterais qu'une histoire. Lorsque l'électricité du village
subissait un bref abaissement de tension, tout le monde savait
qu'Henri BUTHION venait de brancher son compresseur...
OCTONOVO
2001. D.R.
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