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D'autre part j'ai perdu le contact avec la famille DE CHEFDEBIEN

Si quelqu'un pouvait nous remettre en relation.

Avec mes remerciements

Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


L'Histoire
 

Liste des fouilles effectuées dans le domaine de l'abbé Saunière.

Pour les chercheurs de trésor à Rennes-le-Château, le presbytère où l'abbé vécut toute sa vie, l'église qu'il transforma intégralement pour la rendre telle que nous la connaissons actuellement (à peu près) et le cimetière que lui même fouilla furent les premiers endroits soumis à des fouilles. Il en a été de même pour la villa Béthanie.

Retracer l'historique de l'ensemble de ces différentes fouilles m'est complètement impossible. Mais avec l'aide de Jean-Luc ROBIN, qui s'occupa plusieurs année du domaine et le restaura en partie, ainsi que de quelques autres "anciens", j'ai essayé de dresser cette liste qui ne concerne ci-après pour l'essentiel, que la villa et ses jardins.

Les restaurations successives et les travaux effectués dans différents buts font souvent, (et avec raison) disparaître ces traces de "saccages" et de "dégradations". Il m'a cependant paru important d'en garder la mémoire, comme partie intégrante de l'histoire et trace de ce qui a déjà "été fait".

Le conditionnel indique ci-dessous que je n'ai pas vu par moi même les fouilles ou leur résultat.

Si vous avez des informations qui ne figurent pas ici, ou des photographies, n'hésitez pas à me contacter.

 

LA TOUR MAGDALA

Il y aurait eu trois trous percés sous la tour Magdala, dont l'un fait de l'extérieur et deux de l'intérieur. Les fondations auraient été attaquées une fois au moins durant ces travaux.

L'existence de ces fouilles, connues de tous, soulève le problème de "l'anomalie" relevée par l"échographie de terrain" réalisée en mai 2001. En effet, il semble improbable à beaucoup que des chercheurs chevronnés aient pu louper un indice de cette importance.

M. Jean-François LHUILLIER, maire de Rennes-le-Château a bien voulu me montrer les résultats des explorations précédentes (mais il ne me les a pas données...). L'interprétation de ce type de document est réservée à des spécialistes, mais l'on reconnaît bien la trace de ce qui ressemble à un boyau vertical. Celui ci n'atteint pas la profondeur de "l'anomalie" révélée récemment et de toute façon passerait à coté.

Bien que j'essaie de ne jamais donner mon avis, je vais ici faire une exception: Je n'ai absolument pas d'avis sur les recherches actuellement en cours "par échographie de terrain".

Je renvoie par exemple à l'article paru dans le Midi-Libre le 5 Août 1967 (bientôt 35 ans!) et repris dans "Les archives de Rennes-le-Château - Pierre Jarnac - Éditions Bélisane". "La recherche du trésor de Rennes-le-Château a repris avec le concours scientifique d'un matériel électronique très perfectionné... Un très fort compresseur de 50cv, un wagon drille qui fore jusqu'a 25 mètres... Une tarière à moteur, un canon à électron, appareil à la fois émetteur et récepteur... Les sondages de distance en distance permettent d'avoir scientifiquement l'image précise du sous-sol..."

Je n'ai pas dit que les recherches actuellement menées ne déboucheraient pas cette fois, ce que je souhaite personnellement. Je dis simplement qu'il me parait raisonnable d'attendre le résultat... sereinement.

 

PREMIÈRE SALLE

Il s'agit de la première salle sous le belvédère, en partant de la tour Magdala.

Un trou est encore bien visible, avec les déblais au fond. Ceux-ci représentent plusieurs mètres cubes et ne proviennent pas forcément du même trou. Ils donnent cependant une bonne idée de l'acharnement de l'ancien propriétaire du domaine. Il a été conservé pour "exposition".

M. Jean-Luc ROBIN me signale avoir constaté l'existence de deux autres trous comblés dans la même salle.

 

LE JARDIN D'HIVER.

Il s'agit de la verrière à l'opposé de la tour Magdala. Là, j'ai pu le constater moi-même, il y a un trou très amusant; exactement sous les fondations de l'escalier d'angle qui descend. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce passage est interdit depuis de nombreuses années.

Pour être bien explicite, le trou est très exactement creusé sous l'âme centrale de cet escalier en colimaçon, un  peu comme si l'on avait voulu le prolonger par une galerie elle-aussi en colimaçon.

Apparemment assez profond, rempli d'araignées cavernicoles, les propriétaires successifs ne l'ont pour l'instant pas encore consolidé, tant la tache semble délicate et ardue. Personnellement, je leur souhaite bon courage!

 

LA FONTAINE DU BELVÉDÈRE.

Celle qui se situe entre les escaliers d'accès au dit belvédère. Il existait un trou dans la fontaine elle-même qu'il a bien fallu reboucher pour lui rendre son étanchéité.

Un autre trou avait été fait sous l'escalier gauche (dans le sens de la montée). Jean Luc ROBIN raconte souvent comment il l'a découvert à la faveur d'un... éboulement, le jour ou quelqu'un est passé dessus. Il a donc été rebouché.

Enfin, il y avait une sorte de trou symétrique, sous l'escalier de droite, qui a été rebouché lui aussi.

 

LE JARDIN DE LA VILLA

Il y a quelques trous fameux dans le jardin.

D'abord, celui qui a permis de retrouver les corps de trois personnes, probablement enterrées là durant la seconde guerre mondiale, alors que le domaine appartenait à Marie DENARNAUD. Je suis incapable d'en situer l'endroit exact. L'identité de ces personnes demeure inconnue; je sais simplement qu'ils avaient été abattus d'une balle dans la nuque. Une sépulture leur a été donnée dans le cimetière du village, juste à droite de la porte d'entrée. Les habitants du village fleurissent encore régulièrement la tombe de ces trois malheureux.

Un autre trou est célèbre, en particulier à cause de son évocation régulière par l'un de ses auteurs, monsieur Jean PELLET. Il s'agissait de fouilles faites en collaboration avec le propriétaire d'alors, monsieur Henri BUTHION (1). Le trou aurait fait plusieurs mètres lorsqu'il aurait laissé soudain apparaître la "voûte d'un souterrain". Selon Jean PELLET, Henri BUTHION stoppa net les fouilles prétextant la tenue d'un mariage ou d'une communion dans ce qui était à l'époque son hôtel. En effet, il fit reboucher le trou et couler, dans l'urgence, une chape de béton pour servir de piste de danse.

Cette attitude pourrait sembler curieuse à bien des personnes. Mais ceux qui ont connu Henri BUTHION savent... que c'est possible venant de sa part! Jean PELLET signale que dans l'urgence, il  a oublié ses gants au fond, qui s'y trouvent toujours. La piste de danse est toujours visible dans le jardin, et permet de bien situer l'endroit exact.

Le jardin était une zone propice aux fouilles, et il ne faut pas douter que d'autres trous ont été creusés. De la même façon, il a été "poêlé" de façon intensive.

 

LE JARDIN FACE A LA VILLA

Lui aussi, "poêlé" de façon toute aussi assidue. Il y avait deux trous d'autant plus remarquables... que je suis passé à coté des années durant sans les voir. Il y aurait eu un trésor au fond que c'eût été pareil!

Si l'on est face à la villa, le premier se situait dans l'angle gauche et partait sous la route. Il était simplement caché par un buisson.

Le second, à quelques mètres, passait lui aussi sous la route en direction de la villa. Lui aussi était bêtement caché par un buisson.

 

LE JARDIN PARKING

C'est le dernier jardin, au pied de la tour Magdala, qui sert actuellement de parking et qui a été récemment refait par la municipalité.

Poêlé et fouillé etc... etc... 

Juste une question, parce que j'aime bien jouer avec le feu, mais pas de réponse parce que je n'aime pas me brûler les doigts. Il s'agissait du potager de l'abbé, là ou il plantait ses choux, ses carottes, ses navets... que sais je d'autre?

Si vous trouvez, la question, vous trouvez la réponse. Si vous trouvez la réponse... vous trouvez la question.

Je suis désolé de ne pouvoir vous donner l'information en clair, je ne veux me fâcher avec personne... Mais vous avez les mêmes éléments de départ que moi, et la solution est "amusante".

 

LA VILLA

Un trou dans ce qui est actuellement la cuisine, en rez-de-jardin. Il aurait  été fait dans le mur, pour passer sous la route qui passe devant la maison.

Enfin, un peu dans le même esprit que le trou sous l'escalier de la verrière, un trou sous l'escalier qui mène tout en bas de la villa, menaçant celui ci d'effondrement. Il avait été jugé nécessaire dans un premier temps d'étayer l'escalier. Je crois que depuis tous les travaux ont été faits.

Jean-Luc ROBIN signale que toutes les cheminées ont été sondées. Il est évident que la maison a été fouillée et explorée sous toutes les coutures.

Adossée à la maison, la petite verrière qui a servi d'autel privé à Bérenger SAUNIERE. Toujours visible, un trou qui éventre la base de l'autel.

 

LA RUE

 La rue qui passe devant la villa a elle aussi été creusée pour permettre le passage d'une canalisation d'eau.. Elle a permis de découvrir le squelette d'un homme, qui aurait daté d'avant l'ère chrétienne. Un article de La Dépêche du Midi en fait état le 3 octobre 1956.

Lors de travaux du même genre réalisés plus récemment, ont été retrouvés entre la rue et le cabanon au fond du jardin, quelques pièces anciennes et des morceaux de poteries actuellement visibles au musée.

 

AUTRES

Comme je l'ai précisé au début de cette contribution, mes efforts ont essentiellement porté sur la villa et les jardins. Certaines fouilles sont pourtant assez célèbres.

Dans la petite maison qui jouxte la villa Béthanie et qui sert actuellement de guichet au musée, un splendide trou s'enfonce dans le sol, conservé pour la curiosité des touristes. Il devait au départ passer sous l'église. Il semble qu'il ait été arrêté car c'est lui qui serait à l'origine des fissures bien visibles lorsque l'on rentre dans celle ci, juste à droite.

Puisque l'on parle de l'église, je signale un "très beau trou" sous les fondations même du clocher. Il fallait le faire, car ceux qui connaissent bien ce clocher savent qu'il a toujours eu une tendance naturelle à vouloir tomber tout seul.

Monsieur CHOLET avait entreprit des fouilles avec une autorisation en bonne et due forme dans l'église. Une (très) méchante plaisanterie les lui fit abandonner dans l'urgence. Cette aventure donna lieu au "rapport CHOLET" .

Des fouilles sauvages entamées sous l'escalier qui mène à la chaire ont permit de retrouver une vasque ancienne qui doit toujours être exposée au musée. Ces fouilles auraient aussi mis à jour les premières marches d'un escalier de pierre qui descendait. Comme ces fouilles étant sauvages, elles furent stoppées net par l'autorité publique. Je le signale, car si l'information est vraie, il s'agit peut être de l'accès à la fameuse crypte qui se situe sous l'église, connue par différents documents mais toujours perdue à ce jour.

Dans le jardin du calvaire, vous pourrez constater qu'une partie d'un muret est enfoncée dans le sol. Il s'agit d'un souterrain qui partait d'une maison voisine, et qui se dirigeait vers l'église et le calvaire. Selon les versions, il se serait écroulé tout seul, ou aurait été effondré par des habitants du village qui avaient deviné son existence.  D'une part, la personne qui le creusait n'était pas présente et d'autre part, le dit souterrain n'était pas étayé. Je tenais à le préciser pour illustrer la ténacité et le "courage" de certains chercheurs.

Vers la verrière du domaine, mais à l'extérieur, à flanc: Un trou dissimulé par des ronces qui a ceci de particulier qu'il dispose le l'électricité (pour l'éclairage et les outils) de l'eau (creuser, cela donne soif) et... du téléphone pour que madame BUTHION puisse appeler son mari et lui signaler la présence de clients dont il fallait s'occuper. C'est ce que dit la légende... et elle est très tenace.

 

(1) Il est de notoriété publique qu'Henri BUTHION était un chercheur acharné, et que nous lui devons de nombreux "exploits" dont je serais bien incapable de dresser la liste. Personnage incontournable, toujours habillé de blanc, d'une extrême politesse et d'une grande gentillesse, c'était un personnage de Rennes-le-Château. Particulièrement attachant, il manque à beaucoup à ceux qui l'ont connu. Pour illustrer ce dont il était capable, je ne raconterais qu'une histoire. Lorsque l'électricité du village subissait un bref abaissement de tension, tout le monde savait qu'Henri BUTHION venait de brancher son compresseur...

 

OCTONOVO 2001. D.R.


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