LES SECTES A RENNES LE
CHATEAU
Comme les autres lieux incarnant un mystère
tels Stonehenge, l’Ile de Pâques ou Brocéliande...,
l’affaire de Rennes le château attire de nombreuses
personnes originales voire même farfelues, parmi lesquelles
se comptent de nombreux adeptes de sectes.
Sans être d’une ampleur exceptionnelle,
le phénomène n’en demeure pas moins
important et il serait étonnant que vous puissiez
mener une recherche approfondie à Rennes le château
sans croiser un adepte voire un véritable gourou.
La meilleure façon de lutter contre
la dérive sectaire étant l’information
et comme vous n’êtes peut être pas un
« initié », je vous propose un petit
panorama des principales « associations », «
ordres » ou « sociétés »
qui essaient d’oeuvrer à Rennes le château. |
GENERALITES
Le mot secte est devenu un mot puissamment péjoratif et
le grand public craint ces groupements occultes. Le mot secte
évoque un anéantissement progressif des libertés
individuelles, des manoeuvres de manipulation de personnes qui
peuvent avoir des répercussions sur leur équilibre
mental, leurs finances, leur vie affective ou familiale jusqu’aux
massacres de Guyana et de Waco, ou celui des membres de l’Ordre
du Temple Solaire.
Néanmoins, le phénomène sectaire se porte
bien car il en va de principes fondamentaux au sein d’une
société démocratique : liberté de
pensée et de foi, liberté d’association, liberté
de circulation. D’autres part, un grand nombre de ces associations
n’ont pas atteint l’importance de celle des Témoins
de Jéhova ou de la Scientologie et passent proprement inaperçues
des pouvoirs publics en temps ordinaire.
Si l’on peut considérer l’essor de ces groupements
comme une multiplication des excroissances normales d’un
système démocratique, les Pouvoirs Publics français
ont décidé de réagir par deux moyens complémentaires
: une large information destinée au grand public, c’est
le volet préventif, et la mise en oeuvre de contrôles
fiscaux, volet plus coercitif. La commission parlementaire du
22 décembre 1995 a émis un rapport
(n° 2468) accessible à tous qui dresse
la liste des groupements présentant un caractère
nettement sectaire à l’époque.
Si l’on est désormais prévenu contre le phénomène,
il demeure abstrait et d’une portée générale,
or, à la faveur des contacts que l’on peut nouer
à Rennes le château, la question se pose généralement
en termes très humains.
Tout d’abord, il est rare que l’on se présente
à vous comme étant le représentant d’une
secte. Généralement, on préfère des
termes plus flatteurs comme « société secrète
», ou plus innocents comme « association d’étude
» ou tout simplement « association en loi 1901 »
comme n’importe quel club de pétanque : Comme ailleurs,
ces groupements avancent généralement masqués.
Ensuite, vous aurez généralement affaire à
une ou plusieurs personnes sympathiques, dont les recherches croisent
plus ou moins les votre et dont la sincérité est
souvent confondante et touchante. (ils sont adeptes, ne l’oubliez
pas. Ils sont victimes, ne l’oubliez pas non plus.).. Leur
argumentation peut souvent sembler extrêmement convaincante
et présenter toutes les apparences du plus grand sérieux.
Tout cela est normal, ces associations cherchent d’abord
à vous convaincre de l’aide qu’elles peuvent
vous apporter. L’adhésion se fera alors naturellement.
LES ROSE-CROIX
Se rattachant d’une manière tout à fait fantaisiste
à l’ancienne fraternité des Rose-croix, un
certain nombre de sectes entendent vous initier aux «arcanes
secrets de la Nature ».
Ils voient dans l’affaire de Rennes le château un
haut lieu mystique et tellurique, le tout souvent mêlé
d’alchimie. La décoration de l’église,
entre autre les roses et les croix (pourtant un vieux symbole
chrétien qui n’a rien d’étonnant dans
une église et qui n’est en rien spécifique)
signe pour eux l’appartenance de Bérenger SAUNIERE
à « l’Ordre ».
Gérard de SEDE avait intitulé l’un de ses
livres consacrés à Rennes le château : Signé
Rose-Croix.
Bref, ils sont convaincus d’être chez eux à
Rennes le château !
Sans conteste la plus importante organisation se réclamant
de la Rose-Croix, bien que les éléments de sa filiation
soient parmi les plus douteux. L’AMORC n’a pas été
classée secte par le rapport parlementaire français,
qui a préféré ignorer les mouvements ésotériques
lors de son étude.
On reproche néanmoins à l’AMORC, entre autres,
le népotisme de la famille BERNARD (Grands maîtres
et Impérator de père en fils), leurs relations avec
une certaine droite barbouzarde et africaine (ils ont beaucoup
d’adeptes en Afrique noire), le manque de démocratie
dans le fonctionnement de l’Ordre, leurs affaires d’argent
et leur influence sur une myriade de petites sociétés
plus ou moins secrètes et franchement sectaires dont le
tristement célèbre Ordre du Temple Solaire.
Dans les années 1980, on croisait régulièrement
des membres de l’AMORC à Rennes le château
qui n’hésitaient pas à vous faire-part de
leur appartenance. Généralement, ils présentaient
leur ordre comme un vague cousin de la franc maçonnerie,
en beaucoup mieux il allait sans dire. Il faut préciser
aussi qu’a cette époque, à tort ou à
raison, la réputation de l’AMORC était bien
meilleure qu’aujourd’hui et que de nombreuses personnes
ont pu être abusées de bonne foi.
Mais depuis les années 1990, avec la révélation
d’un certain nombre de scandales, la dérive sectaire
est apparue beaucoup plus évidente. L’AMORC doit
faire face à une véritable hémorragie de
membres et ceux qui en sont encore évitent maintenant de
le crier sur les toits.
On en croise pourtant toujours à Rennes le château,
généralement là au titre de leur curiosité
personnelle, éventuellement au service de la votre.
Je rappellerais qu’il n’a jamais été
établi que M. GISCARD (le fabricant des statues de l’abbé
SAUNIERE) ait été membre de la Rose-Croix Catholique
de Toulouse, ni que ce cénacle restreint n’ait jamais
transmis aucun pouvoir au créateur le l’AMORC, M.
SPENCER LEWIS.
A leur sujet, je rapporterai cette phrase d’un ancien adepte
: « j’en ai plus appris en lisant 10 livres qu’en
20 ans d’enseignement chez eux ». Je vous rappelle
qu’il y a une excellente librairie ésotérique
au village...
Classée secte dans le rapport parlementaire, et sans vraiment
d’hésitation, puisqu’elle à été
créée par Michel TABACHNICK, seul grand maître
survivant de l’Ordre du Temple Solaire, juste avant le premier
suicide collectif de 1994.
L’ARC se fait aussi appeler Association de Recherche Culturelle,
je le dis pour souligner le caractère changeant, trompeur
et abusif des différentes appellations que peut prendre
une secte. Ils sont apparemment absents de Rennes le château.
D’autres sectes se réclamant d’une filiation
Rose croix et listées par le rapport parlementaire sont
aussi sporadiquement présentes à Rennes le château.
On peut citer en particulier le Lectorium Rosicrucianum, aussi
appelé Rose Croix d’Or.
TEMPLIERS A GOGO
Si certains cercles d’études symboliques ou historiques
sont totalement au dessus de tout soupçon (c’est
en particulier le cas du CERT, association d’études
historiques, du plus grand sérieux), d’autres groupements
présentent un caractère franchement douteux.
Si vous n’avez jamais croisé un templier en grande
tenue, vous n’avez jamais rencontré de crédulité
véritable tant ce type de mouvements est souvent la parfaite
illustration de la foire aux vanités.
Les sectes néo-templières relèvent le plus
souvent des mouvements catholiques ultra organisés en milices
paramilitaires très bien équipées et franchement
inquiétantes. Le tout forme un magma opaque et interconnecté
en continuel changement qui en rend quasiment impossible une étude
sérieuse.
On leur reproche en général, outre des filiations
historiques imaginaires avec l’ordre authentique disparu
en 1307, de réels talents pour abuser du désir de
reconnaissance de ses membres à travers des titres pompeux
et imaginaires, des médailles de pacotille et des tenues
grand guignolesque chamarrées généralement
accompagnée d’une croix du temple, le tout à
des prix souvent injustifiés (très injustifiés,
j’insiste !). On reproche aussi à certains des activités
politiques musclées de type anticommuniste primaire et
parfois dorénavant anti-islamique.
Ces mouvements ont pour certains une véritable passion
pour Rennes le château et l’affaire de Gisors.
Bien que n’existant plus, l’OTS est un parfait exemple
de ce qui peut se passer sous le nez de tout le monde à
Rennes le château, sans que personne n’y voit rien.
Après le premier massacre en 1994, un reportage télévisé
montre une cassette de propagande interne à l’Ordre
où l’on voit Luc JOURET et Jo Di MEMBRO poser souriants...
devant la tour Magdala. La stupéfaction au village est
totale et la consternation générale. Comme me le
confiait un habitant : « Ici, on voit tellement de farfelus
et de bizarres qu’on ne fait plus attention à force.
C’est seulement quand on raconte tout ça à
des gens qui ne connaissent pas Rennes et qu’on voit leurs
yeux s’arrondir comme si, en fait, nous étions les
fous de l’histoire, qu’on se dit qu’on aurait
du faire quelque chose depuis longtemps. Mais quoi ? ».
Jo Di MEMBRO était devenu familier de Durban, village
distant de quelques kilomètres de Rennes le château
où il semble qu’il avait plusieurs adeptes dont certains
sont encore des familiers de « l’Affaire » de
Rennes le château.
L’expert révoqué (1)
lors du premier procès, Jean Luc CHAUMEIL, est un écrivain
contesté à Rennes le château et un ex membre
du Prieuré de Sion (voir plus loin).
Aux origines de l’OTS, il y avait des ordres comme l’Ordre
Souverain du Temple Solaire et l’Ordre Rénové
du Temple, eux aussi familiers de Rennes le château. Ces
ordres n’existent officiellement plus, mais les interconnexions
entre ces sectes et les adhésions multiples ne permettent
pas d’affirmer que l’esprit qui présida à
leurs menées a totalement disparu.
(1) A ce sujet,
voir http://www.politiquedevie.net/Justice/PlainteCPCTGINanterre0704.htm
et http://www.unadfi.com/actualite/themes/archive_theme/arots.htm
L’OSMTJ est un autre exemple de la complexité de
ces organisations et de leur capacité de nuisance. Responsable
de la tuerie d’Auriol qui vit un gendarme et sa famille
se faire massacrer, l’Ordre fut interdit par décret
au Journal Officiel en 1981 en même temps que le Service
d’Action Civique (le SAC) avec qui il avait des liens étroits
par l’intermédiaire d’un certain Charlie LASCORZ.
Le rapport
d’enquête belge sur les sectes a récemment
mis en évidence qu’ils avaient été
instrumentalisés par la CIA dans le cadre de la mise en
place des réseaux Gladio (réseaux anticommunistes
à l’échelle européenne) et qu’ils
avaient tenté d’infiltrer l’état major
de l’OTAN par une politique de recrutement ciblée.
D’autre part, on a aussi soupçonné un lien
avec les tueurs fous du Brabant (quelques dizaines de victimes
innocentes, mais il existe de très nombreuses autres pistes).
Bref, de la haute spiritualité !
Néanmoins, l’OSMTJ continu à exister dans
d’autres pays d’Europe où l’Ordre n’a
pas été interdit et peut être en France, selon
le
rapport parlementaire d’enquête belge,
sous le nom de Grand Prieuré National de France.
La grande classe ! L’OSMTH se présente comme une
ONG à statut consultatif spécial auprès des
Nations Unies. Elle détient un siège au Bureau International
de la Paix, bureau qui reçut le prix Nobel de la paix en
1910 (1). Elle communique sur
des séminaires de réconciliation entre musulmans
et chrétiens qu’elle organise en Suisse. L’OSMTH
compte un grand Prieuré (l’équivalent d’une
filiale) pour l’OTAN !
Si vous vous dites qu’elle ressemble à une lettre
près aux affreux du chapitre précédent et
qu’il pourrait bien s’agir d’un faux nez, d’une
reconstitution de mouvement dissous, vous vous trompez. De leur
propre aveu, il s’agit de deux organisations bien différentes...«
qui entretiennent simplement des liens fraternels »!
Le site allemand de l’Ordre donne Rennes le château
comme siège de la grande commanderie pour la France. Ils
ont acquis des biens immobiliers importants sur le territoire
de la commune par l’intermédiaire d’une famille
allemande fortunée et de l’aide pas forcément
volontaire ni dûment éclairée du conseil municipal.
Ils y organisent des réunions du plus haut folklore, avec
costumes de fantaisie et grand tralala regroupant prêt de
100 membres dans les environs.
Leur présence y est de notoriété publique,
soulignée par des autocollants genre témoins de
Jéhova sur leurs voitures et une communication qui se veut
rassurante.
Pour autant, l’OSMTH n’a pas été classée
en tant que secte par le Rapport parlementaire français
de 1995, mais... c’était l’année de
leur création.
(1) Si vous voulez, vous
aussi, que votre association de pêcheurs soit reconnue par
l’ONU, on ne vous demandera pas grand chose, juste de payer
de 75 à 550€ par an (et même pas d'être
vraiment contre la guerre...). Cartes de crédit acceptées.
Le statut consultatif « spécial » auprès
de l’ONU est offert avec...
http://www.ipb.org/web/memberslist.php?tipus=Members-All.
Il y avait aux alentours de Rennes le château une équipe
de chercheurs, impressionnante quant à ses réalisations,
qui étaient pour la plupart des anciens de l’OVDT
avec qui ils étaient apparemment en rupture.
Outre leurs nombreuses et incroyables réalisations souterraines,
ils étaient surtout connus pour l’incroyable arsenal
qu’ils avaient acquis, ce qui a fini par leur valoir quelques
ennuis avec la gendarmerie.
Saisie d’armes chez des
illuminés du Larzac in Le Figaro par Angélique
Négroni
Les 15 et 16 août 2004, les gendarmes de Millau ont
saisi un stock d’armes dans une association auto-baptisée
« archéologique » : le Centre de recherche
sémantique gimel. Une information judiciaire a été
ouverte et un membre de l’association a été
écroué.
Pour justifier la possession d’armes, les membres
de cette structure ont argué non seulement une «
peur d’être attaqués par les martiens
mais aussi la recherche du trésor des Templiers et
du Graal !
Une femme membre de l’association
et à l’origine de cette affaire, dénonce
des « méthodes manipulatoires...."
|
Cet arsenal est d’autant plus étonnant que ce groupe
était notoirement pacifiste et que ses membres étaient
tous végétariens. Je ne les cite ici que pour illustrer
l’incroyable originalité que peuvent prendre certaines
destinées confrontées au phénomène
sectaire.
Les sectes templières sont extrêmement changeantes
et aucun spécialiste ne s’aventure à en dresser
un inventaire. Néanmoins, quelques « valeurs sures
» méritent d’être citées en plus
de ceux déjà cités : Le Mouvement du Graal
en France (MGF), l’Ordo Templis Orientis (OTO), l’Ordre
du Graal Ardent.
LE NEW AGE
Le New age est un mouvement qui a donné naissance à
quelques unes des sectes les plus étonnantes au plan humain.
Il est difficile d’y voir clair car souvent les adeptes
professent des doctrines composites, et d’autres qui ne
sont pas directement adeptes peuvent se reconnaître dans
certains messages et s’en faire les apôtres.
Pour ces groupements, Rennes le château et sa région
correspondent à une zone de « haute énergie
», une espèce de géographie sacrée
propre à réveiller des « énergies spirituelles
». Bérenger SAUNIERE, dont on s’étonne
qu’il n’ait pas été végétarien
(il était même chasseur !) et Henri BOUDET auraient
été de ces hauts initiés, espèce de
grands lamas blancs locaux aux pouvoirs forcément surnaturels
et mystérieux. Bref, un initié genre maître
Yoda, le sabre laser en moins (Cf - la guerre des étoiles).
J’ai personnellement rencontré à Rennes le
château des adeptes de « la famille indigo »
qui vous expliquent en substance que vos enfants sont trop géniaux
pour vous, et qu’il vous faut suivre l’enseignement
de la secte pour lui permettre de réaliser son plein épanouissement.
Votre culpabilisation est garantie sur facture (salée la
facture!)
Autres égarés dans le paysage castelrennais, mère
MEERA et son alter ego, MAITREYA, genre de réincarnation
bouddhique du Jésus des derniers temps. Les enseignements
sont typiquement New age, associant de manière surprenante
théosophie, christianisme, télépathie, bouddhisme,
réincarnation, végétalisme, illuminisme,
misogynie, yoga et pratiques superstitieuses diverses et originales
LES AUTRES
Nous abordons là le sujet de sectes qui n’ont pas
atteint des sommets en terme de recrutement, mais qui se sont
nourries de Rennes le château voire qui y sont nées.
On peut presque considérer qu’elles sont spécifiques
à l’affaire de Rennes le château, même
si l’une d’elle a fini par acquérir une notoriété
mondiale grâce au désormais fameux Da Vinci Code.
Les deux associations en question ne sont pas référencées
dans le rapport de 1995, car, à l’époque,
elles étaient probablement passées inaperçues.
Après le succès du Da Vinci Code, il faut d’autant
plus l’affirmer : Le Prieuré de Sion n’a aucune
crédibilité, ni historique ni dynastique. Il s’agit
d’une association de loi 1901 créée de toutes
pièces en 1956 par quelques farfelus à l’humour
proprement décapant et quelques escrocs mythomanes à
l’équilibre psychologique précaire (voire
incertain).
Pour parodier un slogan qui a du beaucoup plaire dans sa jeunesse
à son inventeur, un dénommé Pierre PLANTARD
dit « le grand fumiste » (1)
: le Prieuré de Sion a menti, ment, et mentira encore.
Le destin de ses membres d’origine fût extrêmement
varié, allant de la dénonciation des prétentions
ridicules du « grand nautonnier » (Au risque d’en
décevoir certains, Pierre PLANTARD n’est pas le dernier
descendant du Christ... bien que la trame du roman de Dan BROWN
vienne de là.) à des ruptures désopilantes
source d’éclats surréalistes.
Jean Luc CHAUMEIL dont il est question plus haut pour sa conduite
pour le moins critiquable lors du procès de l’OTS
(le microcosme ésotérique est étrangement
petit...), fût le secrétaire du PoS. Il écrivit
des livres et des articles invraisemblablement truqués
sur Rennes le château (comme tous ceux écrits ou
documentés par des membres du PoS) avant de rompre avec
éclat et de devenir un ennemi acharné de son ancienne
cause.
Pour avoir rencontré personnellement la grande maîtresse
(on ne dit pas nautonière ?) et le secrétaire actuel
de cette association, j’avoue émettre les plus vives
réserves sur la direction que peut prendre ce qui n’est
finalement qu’un immense canular ésotérisant.
Je suis particulièrement inquiet de la « publicité
» que Dan BROWN a fait pour cette officine.
Enfin, il me faut signaler que, le succès littéraire
aidant (Dan BROWN, mais aussi Henry LINCOLN, Gérard de
SEDE, etc.), le Prieuré de Sion s’est multiplié
ces dernières années en de multiples officines de
façon tout à fait anarchique et imprévisible
sans lien avec « l’originale » (dans tous les
sens du terme).
Il existe un site anglais très bien renseigné sur
cet étrange "ordre de chavalerie", le site de
Paul SMITH
sur lequel vous trouverez de très nombreux documents.
(1) Gérard de SEDE
: Rennes le château, le dossier, les impostures, les phantasmes,
les hypothèses - Robert LAFFONT 1988 page 127.
Octonovo février 2005
|