L'affaire de Rennes le château ne
se limite pas à l'affaire SAUNIERE. En effet, le site
qu'occupe actuellement le village est historiquement
très riche, ce qui n'en rend que plus intéressant cette
(hypothétique) découverte d'un trésor et les recherches
qui ont été entreprise depuis.
L'occupation humaine du site de Rennes le
château semble remonter à la nuit des temps. A
cela, probablement trois raisons.
- Facilité de défense
Le site de Rennes le château
offre de bonnes possibilités de défenses tout
en restant pratique. On peut y accéder sans escalade
ni acrobatie particulière, et en même temps, les
talus et falaises qui le bordent quasiment de
toutes parts permettent une facilité de défense
pour des temps anciens.
- Poste de guet
Outre les facilités de défense
offertes en cas d'attaque, le belvédère de Rennes
offre aussi une vue extraordinaire sur la région
et sur le plateau du Lauzet. Celle ci permet donc
de voir venir une éventuelle attaque de loin,
mais aussi, peut être, d'avoir une vision sur
le gibier présent.
- Présence d'eau au sommet.
que cela ne soit pas à proprement
parler unique dans la région, Rennes le château
présente la singularité de posséder une source
quasiment à son sommet. Cette source d'un débit
de 3600 litres jour (à ce qu'on m'a dit) pourrait
justifier à elle seule le passé historique de
Rennes le château.
Elle se révèle insuffisante de
nos jours pour alimenter le village, c'est que
la consommation d'eau par habitant a considérablement
augmenté à notre époque pour atteindre 100 litres
par jour et par habitant (moyenne nationale).
Pour des temps anciens, ou cette
consommation devait atteindre 5 à 10 litres, elle
aurait pu permettre a elle seule la présence de
plus de 500 personnes.
cette estimation, il faut rajouter
les ressources disponibles à proximité, à savoir
plusieurs sources alentours, le petit ruisseau
de Couleurs ou l'on emmenait encore boire le bétail
à l'époque de l'abbé SAUNIERE et les aménagements
comme les citernes (il en existe une, ancienne,
sous la place du château, reliée par des souterrains
écroulés).
La
présence d'eau à Rennes le château permet d'envisager
une population importante pour des temps anciens
et d'évaluer l'importance potentielle de la ville,
chef lieu de comté, que fût l'antique Rhedae.
Au XIXe
siècle, Louis
FEDIE dans son essai
historique envisage 30.000habitants pour l'époque
du moyenne age, chiffre repris par de nombreux
auteurs depuis. Cette estimation est totalement
irréaliste.
A titre indicatif,
la population de Foix (ville d'une importance comparable
à ce qu'aurait pu être Rennes le château) au début
du XIVe siècle avoisinait les 700
habitants.
Rien ne s'oppose
à ce qu'une population de cette importance ait pu
vivre au village vers ces époques, mais il serait
vraiment surprenant qu'elle ait été de beaucoup
supérieure (hors guerres et périodes exceptionnelles).
Sur cette période qui s'étend des
origines à 792, Il n'existe pas de documents écrits concernant
l'antique Rhedae et seules quelques grandes lignes de
l'histoire sont reconstituables.
LES TEMPS PRÉHISTORIQUES
On trouve à Rennes même, ainsi que dans
les environs, de nombreux vestiges préhistoriques : abris
sous roche, pointes de flèches, squelettes, etc...
A coté de la tour Magdala existaient
des abris sous roches qui ont été occupés dès cette époque
et qui ont été fouillés par M. FONS au début du XXe
siècle.
voir : S.E.S.A.
1905
CIVILISATION MÉGALITHIQUE
Le site de Rennes le château se situe
dans la zone d'implantation des mégalithes. La Peyre
Dreito (Pierre droite) d'Arques nous est parvenue
du fond des ages et est unanimement reconnue comme
un menhir. D'autres pierres, dont une découverte récemment
sur Coustaussa (2003) sont aussi probablement attribuables
à cette époque et à cette civilisation.
Par contre, le fabuleux cromleck que
l'abbé BOUDET a voulu voir dans des curiosités géologiques
naturelles ne doit rien à la main de l'homme (ce qui n'exclut
pas, à titre purement spéculatif, un intérêt porté par
cette civilisation à cette formation naturelle).
LES CELTES
A l'époque de l'abbé SAUNIERE, on considérait
que Rennes le château se situait sur l'ancien territoire
des Volques Tectosages, qui sont une des nombreuses tribus
celtes qui peuplaient "la Gaule".
Raymond LIZOP pense que la région pouvait
être peuplée par une tribu différente dont l'histoire
n'a pas gardé trace.
Dans tous les cas, les vestiges gaulois
sont nombreux dans la région, en particuliers un champs
d'urne funéraire décrit par l'abbé DELMAS dans son manuscrit
et dont on a (j'ai?) perdu l'emplacement.
De nombreux lieux dits de la région ont
un patronyme d'origine celte.
LES GRECS
Certaines des poteries trouvées à Rennes
sont d'origine grecques. Elles proviennent de Narbonne
qui est un comptoir commercial très ancien et très actif,
qui a inondé la région de "biens de consommation".
Narbonne était apparemment le comptoir
commercial hellène le plus à l'ouest sur cette côte (Il
en a probablement existé un plus à l'ouest encore, mais
d'implantation moins durable).
Il est d'ailleurs très intéressant de
noter qu'une des rares pièces en or que j'ai vu trouvée
à Rennes le château est une pièce grecque. Elle témoigne,
par sa valeur d'époque, de l'importance du commerce et
des échanges autour de l'ensemble du bassin méditerranéen
dès ces époques.
LES ROMAINS
Comme pour la Provence, l'implantation
romaine dans la région date d'avant 52 A.E.C. et la chute
d'Alésia (150 A.E.C???). Elle durera plus de 5 siècles
et va laisser de nombreuses traces.
En ce qui concerne Rennes le château,
on soupçonne d'abord la présence d'un oppidum, mais c'est
surtout la voie romaine, qui plaide en faveur d'une
implantation au village dès cette époque. Celle ci, qui
empreinte la voie dite "des crêtes", qui vient
du Bézu et se prolonge vers Espéraza. Il aurait été plus
court de la faire passer par la vallée de Couleurs que
de faire un détour par le sommet de cette colline.
Il
est intéressant de noter que, dès cette époque,
les voies de communications empruntés ne se situent
pas au fond des vallées. Celles ci, à cause des
cours d'eau qui les occupaient et qui étaient moins
bien organisés que de nos jours, devaient présenter
d'importantes zones marécageuses, peu saines.
Néanmoins, des
vestiges d'occupation gallo-romaines sont présents
vers Espéraza et Couiza. Si aucune Villae
ne m'est connue, des domus (de moindre
importance) m'ont été signalées dans la vallée de
la Sals.
Les voies de
communication par la vallée commenceront à être
préférentiellement empruntés vers l'an 1100 (datation
à la louche), assurant la prospérité de Limoux.
Mais c'est surtout à
Rennes les Bains (anciennement Bains de Rennes), que les
vestiges romains sont nombreux. La présence (assez remarquable
en un espace si restreint) de 3 sources d'eaux chaudes,
de sources ferrugineuses et sulfureuses a justifié l'installation
d'une station thermale attestée .
Les vestiges importants
décrits depuis longtemps par l'abbé DELMAS dans son manuscrit
sont tombés en ruines et ont été perdus. Mais au musée de
Rennes les bains, on vous montrera des pièces que l'on a
trouvé qui datent de cette époque. La crue de 1992 a mis
à jour les anciens bains (a l'emplacement de l'actuelle
piscine et alentours). etc... etc...
Il existe une rumeur
(1) persistante à Rennes les bains,
dont "on parle" entre chercheurs.
Lorsque
vous arrivez de Couiza, à l'entrée du village, vous
avez un parking sur la droite qui a été aménagé
dans les années 1990, en gagnant sur la falaise.
Selon des témoignages nombreux, lors des travaux,
un "vide" a alors été mis à jour, justifiant
l'arrêt des travaux. Durant les deux jours qui ont
suivis, de saines précautions ont été prises pour
empêcher les visites des curieux sur le chantier,
et les habitants présents à l'époque sont nombreux
à considérer que s'est déroulé, sous leurs yeux,
un curieux manège.
Puis, la falaise a été "renforcée" par
trois camions toupies (de 14 à 21 m3
de béton), et il ne reste plus qu'une trace à même
le flanc, d'environs 2 mètres sur 2, et le parking
fût fini.
Quand on "parle"? Les plus pessimistes
parlent d'un vague abri sous roche sans intérêt.
Mais si vous êtes facétieux et que vous demandez
ou se situait l'entrée de cet abri, puisqu'il a
fallut attaquer la falaise pour y parvenir, ils
vous répondront... au plafond.
Dans ce cas, je crois que cela s'appelle une salle
hypostyle... Et ça c'est intéressant! Mais
bon, sans preuve, ce sont juste des rumeurs... de
pillage de patrimoine.
(1) Le propre d'une rumeur, ce
n'est pas d'être vraie ou d'être fausse, c'est d'être
plausible.
Ethymologiquement, Goths
de l'ouest, par opposition aux Goths de l'est (Ostrogoths).
A l'origine, ils font
partie de ces hordes barbares qui déferlent sur l'empire
romain d'occident décadent. Ils sont les premiers à prendre
et à piller Rome (En 410. La chute de la capitale de l'empire
eût, à l'époque, un retentissement considérable tant elle
était prestigieuse). L'un de leur chef sera même fait empereur.
Suite à différentes tractations
(pour simplifier), on leur donna pour s'installer (et se
fixer surtout...) un territoire, devenu la Septimanie. Ils
étendirent leur royaume au sud des Pyrénées, et eurent deux
capitales : Tolède au sud et Toulouse au nord.
En 507, ils furent défaits
par CLOVIS à Vouillé, ce qui les obligea à refluer vers
l'Espagne, ou l'invasion Sarrasine finit de mettre fin à
leur pouvoir politique.
Petits effets, grandes
causes. Les wisigoths étaient de religion chrétienne,
mais ils professaient l'hérésie arienne.
L'arianisme
doit son nom à l'évêque d'Alexandrie ARIUS (vers
256-336 A.E.C.), qui développa, en ces temps paléochrétien,
une hérésie (la première) qui connue un vif succès
populaire, mais qui fût très tôt et très vivement
combattue par les catholiques romains (et vice-versa...),
que défrisaient ses idées sur la consubstantialité
du Verbe Divin (Pour simplifier, c'est beaucoup
plus sérieux que le sexe des anges). Ils furent
décrétés hérétiques (avec tout ce que cela impliquait
à l'époque... déjà!) au concile de Nicée en 325.
L'arianisme était "religion d'état" chez
les Wisigoths, comme le catholicisme l'était chez
les romains d'occident, d'ou certaines "tensions".
Lorsque Saint REMY obtient le baptême de Clovis,
faisant de la France "la fille aînée de l'Église",
il concrétise en fait l'alliance de deux partis
contre l'ennemi commun. Car si les wisigoths sont
ennemis religieux du Pape, ils sont ennemis politiques
de CLOVIS.
Les Wisigoths intéressent
tout particulièrement l'histoire de Rennes le château pour
deux raisons :
- Le nom de Rhedae est
d'origine Wisigothe, et il est probable que ce sont eux
qui "fondèrent" véritablement la ville, en faisant
le chef lieu du pagus (pays) lors de leur période
de domination.
- Les Wisigoths se trouvent
mêlés à une des plus extraordinaire histoire de trésor de
tous les temps : Le trésor de Jérusalem que certains cherchent
à Rennes le château, ou dans les environs.
Pour comprendre comment
le trésor de Jérusalem aurait pu finir dans l'Aude,
un petit rappel historique s'impose.
En 70 E.C.,
les légions romaines de TITUS détruisent le Temple
de Jérusalem car la population Juive de Palestine
s'était révolté contre sa domination. Pour punition,
elle sera chassée de la Terre Sainte, c'est la diaspora.
Titus ramène avec lui à Rome, le trésor du Temple
(Hors Arche d'Alliance, qui elle a disparue depuis
longtemps), évènement connu grâce à une fresque
qui existe encore et qui montre en particuliers,
la Mehohra (chandelier à 7 branches). Le
tout est mis en dépôt au temple de Jupiter Capitolin.
Tout le problème est de savoir ce qu'est devenu
ce trésor.
Il continu d'exister en tant que tel un certain
temps, car certaines chroniques anciennes en parlent.
Fût il pillé lors du sac de Rome en 410 E.C. par
les Wisigoths? Fût il laissé aux romains comme le
laisse penser une chronique postérieure qui laisse
entendre que ceux ci en étaient toujours possesseurs
(Et il se trouverait encore à Rome)? Fût il transporté
à Byzance lors de la partition de l'empire (avant
410 E.C.)? Fût il partagé? Dispersé? Fondu? Que
sais je?
Si, (j'ai dit si!). Si, donc, les Wisigoths s'en
sont emparés en 410, ce trésor avait une importance
religieuse pour eux, puisqu'ils étaient chrétiens
(hérétiques, mais chrétiens) et on peut imaginer
qu'ils l'auraient conservé. Après le pillage de
Rome, ils vont s'installer à Toulouse.
Là commencent les hypothèses pures. Face à la menace
des Francs, ils auraient transférés ce trésor dans
une place plus sûre, comme Carcassonne, Rhedae ou
Tolède, ou il aurait disparu dans la débâcle.
Trois remarques :
- Durant la révolution française, de nombreuses
archives sont parties en fumées. A Carcassonne a
été brûlé tout un lot de pièces, écrites sur écorce
de bouleau dans un alphabet "inconnu".
Or les Wisigoths écrivaient en runes sur écorce
de Bouleau et cela nous aurait peut être renseigné
de les lire. (Quand je pense au peu de documents
qui nous sont parvenus sur cette période, j'en suis
malade!)
- Il aurait été plus difficile de faire passer les
Pyrénées, en urgence, l'hiver probablement, au trésor,
que de le garder de ce coté ci.
- On a retrouvé, (vers 1930 je crois) le trésor
royal de Tolède. En particuliers tout une série
de couronnes et de choses précieuses... Je vous
laisse deviner ce que l'on a pas trouvé.
JORDANES, Histoire des Goths (Editions
la roue à livres, 2000)
Les conciles oecuméniques, tome 1 l'histoire (Editions
CERF - 1994)
LES MÉROVINGIENS
Là, soyons clairs, on
change de registre. Les wisigoths sont un peuple, alors
que ce que l'on appelle mérovingiens, c'est, au choix :
- l'ensemble des
peuples (ou des personnes) ayant vécus sous la domination
politique des mérovingiens, période s'arrêtant en 679.
- La famille régnante,
descendante d'un roi semi-légendaire, Mérovée, Grand père
de CLOVIS, qui étaient des Francs Saliens ou Sicambres (Baisse
la tête fier Sicambre etc...)
L'histoire de cette famille,
grande page de l'histoire de France, est compliquée à souhait.
Ce d'autant plus que contrairement à ce qui se fera plus
tard, ce n'est pas l'aîné qui hérite du royaume, mais l'ensemble
des frères qui se le partagent, à l'exclusion des sœurs
(loi salique). Il en résulta des guerres, des assassinats,
des meurtres d'héritiers pas forcément très âgés, et j'en
passe, le tout dans des conditions souvent atroces
que je ne développerais pas pour ne pas heurter les âmes
sensibles.
Rennes le château se
trouve alors en Septimanie (En gros, le sud ouest de la
France ), qui est un des royaume parcellaire qui échut régulièrement
à un héritier.
Il est raisonnable de
penser que c'est l'age d'or de Rhedae, sans qu'on puisse
en dire beaucoup plus.
Très rapidement, au milieu
de cette anarchie, le pouvoir échappe aux rois dits "fainéants"
pour ce concentrer aux mains des maires de palais, sortes
de super premiers ministres qui ne vont pas tarder à vouloir
exercer le pouvoir par eux mêmes. Le dernier roi Mérovingien,
DAGOBERT II, se fait trépaner à Stenay, d'un coup d'épieu
avec une anesthésie très limité (apparemment, il faisait
la sieste) en 679 sur ordre de son maire de Palais, Pépin
de HERSTAL (ou HERISTAL).
C'est (très approximativement)
vers cette période que la région va être envahie par les
sarrazins.
Les
mérovingiens ont laissés peu de traces concrètes
à Rennes le château. Aucune qui leur soit directement
attribuable en tout cas. Pourtant, fût une époque
ou l'on ne parlaient que d'eux à Rennes, et tout
particulièrement de DAGOBERT II.
Cet étrange phénomène puisait sa
source aux tergiversations amusantes d'un prétendant
au trône de France d'un genre particuliers : Pierre
PLANTARD.
A une période, il essaya de faire
croire qu'il descendait de DAGOBERT II et de son
mystérieux fils, SIGEBERT IV. Descendant de la plus
ancienne royauté, il prétendait de la sorte, être
le monarque le plus légitime.
A l'appui de cette (audacieuse)
ré-écriture de l'histoire de France, avait été publiés
des dossiers généalogiques de la plus haute fantaisie,
attribués à Henri LOBINEAU, Léo SCHIDLOFF, Anne
Léa HISLER... qui tous disaient, en substance, s'appuyer
sur des documents qu'auraient mis à jour l'abbé
SAUNIERE.
Ainsi, l'histoire de notre curé
prenait un sens tout particuliers. En fouillant
l'église de l'antique Rhedae, il aurait mis à jour
ces preuves et les aurait vendues à prix d'or...
Mais bon! L'histoire ne tenait
vraiment pas debout... Et l'ami Pierre lui même
a fini par revenir de ce conte grotesque.
Néanmoins, les ouvrages qui ont connus le plus gros
tirages concernant notre affaire ( L'or de Rennes,
l'Énigme Sacrée...) ont été influencée par cette
imposture.
Lire : Richard BORDES, Les mérovingiens à Rennes le château
(Philippe SCHRAUBEN Éditeur, 1984)
LES SARRASINS
Comme on nous l'a si bien appris
à l'école élémentaire, les "arabes" sont
montés jusqu'a Poitiers. Sur leurs activités dans
la région, nous avons peu d'information. A priori,
ils remontèrent vers le nord préférentiellement
par l'Aquitaine, mais leur présence dans l'Aude
est attesté et a laissé des traces toponymiques
nombreuses : Castelsarrasin, Castel Maures, château
des Maures...
Il existe à quelques kilomètres
de Rennes une grotte à flanc de falaise, dite grotte
des Maures qui contient une grande quantité
de squelettes (mais relativisons, c'est peut être
une déformation orale de grotte des morts.
Il n'en reste pas moins que, difficile d'accès,
elle est tout à fait remarquable en tant que sépulture
commune).
La présence dans la région de personnes
de "confession musulmane", dont une possède
un livre en arabe est attesté encore au XIVe
siècle (ce qui n'a rien d'étonnant puisque ses coreligionnaires
occupaient encore une grande partie de l'Espagne)
Quel fût le rôle de Rhedae à cette
époque? C'est très difficile à dire. Néanmoins,
lorsque CHARLEMAGNE se réapproprie la région, après
environs cent ans d'occupation sarrasine, Rhedae
est une ville d'importance.
LES CAROLINGIENS
Les Carolingiens
doivent leur nom à Charles MARTEL (Charles, ou Carolus
à l'époque. Celui de la bataille de Poitiers justement).
Maire de Palais, il récupère le pouvoir au profit
de son fils, Pépin le Bref, père de Charlemagne.
Et c'est sous
le règne de Charlemagne que Rennes le château va
enfin apparaître dans l'histoire...