| dimanche 22
mars 1835 |
" M.
le maire a exposé au conseil que le sieur Guillaume ROUGE,
garde champêtre de cette commune a mal rempli les devoirs
de sa charge. Que des plaintes sans nombre se sont élevées
contre lui, que d'ailleurs le trafic qu'il fait tous les
jours d'acheter et de vendre des bêtes à laine et autres
objets à des particuliers de la commune s'oppose également
à ce qu'il reste en place, parce qu'il favorise la fraude
de ces particuliers. D'après
ces motifs, M. le maire prie le conseil municipal de délibérer
à ce sujet pour provoquer la révocation du dit garde champêtre.
Le conseil municipal adoptant
les motifs déduits par M. le maire délibère à la majorité
de 7 voix contre 3 que le sieur Guilhaume ROUGE garde
champêtre de la commune soit révoqué de sa fonction et
qu'il soit remplacé par Laurent CASSIGNAC habitant du
dit Rennes" |
|
| lundi 20 avril
1835 |
Réception
par le conseil municipal de la démission de Guilhaume ROUGE
et nomination officielle de Laurent CASSIGNAC. |
|
| dimanche 24
mai 1835 |
Règlement
définitif de la comptabilité municipale de 1833, quitus
pour 1834 et budget prévisionnel 1836. |
|
| jeudi 18 juin
1835 |
"…
M. l'adjoint aurait fait donner lecture de la lettre précitée
de M. le sous préfet de Limoux qui charge le conseil municipal
de déléguer un de ses membres pour poursuivre le procès
intenté contre M. CAPTIE maire et propriétaire à raison
d'un chemin ou carayrade dont il conteste la propriété et
jouissance à la commune. L'adjoint
prie en conséquence le conseil municipal de désigner le
dit membre du conseil, attendu que ses conditions particulières
l'empêchent de faire les poursuites nécessaires à cet
égard.
Le CM, désirant accommoder
cette affaire qui traîne depuis si longtemps et voulant
connaître néanmoins les frais exposés dans ce procès et
la situation de cette affaire auprès de l'avocat choisi
par la commune demande qu'il lui soit accordé pour cela
un délai de huit jours" |
|
| jeudi 28 mai
1835 |
Bien que ce
soient plusieurs citoyens qui contestent la propriété du
maire, le procès est abandonné le tout est rayé, et on reprend
avec un maximum de ratures, car visiblement c'est l'anarchie
" … persistent à
désigner l'adjoint pour la poursuite du procès devant
le tribunal civil, malgré qu'il refuse d'accepter la charge
que lui impose cette désignation, leur déclarant qu'il
ne ferait aucune diligence relative à cette affaire qu'il
croit mal fondée…" |
|
| jeudi 30 juillet
1835 |
Le sous préfet
insiste pour que soit nommé un adjoint. On délibère que
l'un d'eux a déjà été nommé |
La suite... |
| dimanche 20
décembre 1835 |
L'adjoint
au maire lit le verdict du tribunal le Limoux qui déboute
le conseil municipal de sa demande contre CAPTIE.
Il est décidé de faire appel. |
|
| dimanche 20
décembre 1835 |
Suite à l'expiration
de différents baux relatifs à des terrains communaux, les
exploitants ne payent plus de redevances pour l'exploitation
malgré qu'on leur aient proposés de les renouveler.
Il est délibéré qu'il faut
les poursuivre pour obtenir paiement et renouvellement
ou les chasser des parcelles. |
|
| lundi 4 avril
1836 |
M. Louis ROUGE,
muni d'un certificat de capacité est proposé comme instituteur
communal. Nommé à
l'unanimité. |
|
| lundi 4 avril
1836 |
Délibération
pour salaire de l'instituteur : 1ere
classe, apprennent à lire: 1,25F.
2eme classe, lire écrire
et arithmétique 1,50F.
D'autre part sont désignés
les élèves indigents à charge de la commune. |
|
| mardi 10 mai
1836 |
Règlement
définitif du budget 1834, 1835 et budget prévisionnel 1837. |
|
| dimanche 3
juillet 1836 |
"…
M. le maire président l'assemblée a exposé que le sieur
Laurent CASSIGNAC, garde champêtre communal de cette commune
néglige tellement de remplir le devoir de sa charge qu'il
se commet des délits plus que jamais sans que cet agent
peu actif et occupé de ses propres affaires s'en aperçoive
d'aucune manière… ". délibération
: révoqué et remplacé par FONS François. |
|
| dimanche 24
juillet 1836 |
Enregistrement
de la démission de Laurent CASSIGNAC et nomination de FONS
François en tant que garde champêtre. |
|
| samedi 30
juillet 1836 |
Suite à la
circulaire du préfet, il est établi un tableau général des
chemins existants sur la commune. |
Il existe
5 chemins: Couiza, Espéraza, Caudiès, Bugarach, Quillan.
Ils font entre 1 m et 2 m de large. |
| dimanche 18
septembre 1836 |
Le tableau
précédent est validé. |
|
| dimanche 18
septembre 1836 |
Pour la réparation
des chemins, le conseil municipal juge que les habitants
sont déjà surtaxés. En
conséquence elle refuse de voter une sur-imposition de
5 centimes, mais vote trois jours de travail par contribuables. |
|
| samedi 7 janvier
1837 |
Élection de
la commission de surveillance des listes électorales. |
|
| mercredi 10
mai 1837 |
Règlement
définitif des comptes de l'exercice 1836 et budget prévisionnel
1838. |
|
| dimanche 28
mai 1837 |
Élections
dans la commune de Rennes le château: 5 nouveaux conseillers
sont élus. |
|
| dimanche 16
juillet 1837 |
Installation
des nouveaux conseillers municipaux, dans la maison du maire
car apparemment, il n'y a plus de mairie (???) |
|
| vendredi 4
août 1837 |
"…
M. le maire leur a fait part du projet d'échange qu'il conviendrait
de faire au nom de la commune d'un terrain ou il existe
une vieille masure dite St Pierre appartenant à la dite
commune qui ne lui est d'aucune utilité, située à Rennes,
au Bari du Milliou, confrontant du levant la rue du midi,
Jean ROUGE, Salasse, Cers, jusque ARTOZOULS,
laquelle masure se trouve désignée au cadastre sous le n°
de section. Contre
un pailler sis au dit Rennes, désigné au cadastre sous
le n° section confrontant du levant le sol de l'église,
du nord la cour du presbytère, Cers, Jean ROUGE et du
midi la rue de la capelle, lequel pailler appartient à
François DENARNAUD, qui a promis d'en faire l'échange
avec la masure désignée ci dessus, sans soulte ni retour
de part ni d'autre, pour être destinée au prêtre desservant
cette commune qui en a un indispensable besoin"
Délibération : Accord pour
l'opération. |
Il manque
les n° de section sur l'original. |
| vendredi 4
août 1837 |
Est porté
à la connaissance du conseil municipal la démission de FONS
François de son poste de garde champêtre. PECHOU
Jean est proposé en remplacement. |
|
| mercredi 22
novembre 1837 |
Procès verbal
d'installation du maire adjoint. |
|
| jeudi 10 mai
1838 |
Règlement
définitif des comptes de l'exercice 1837 et budget prévisionnel
1839. |
|
| jeudi 10 mai
1838 |
" M.
le maire a exposé que la cloche ayant cassé, le conseil
de fabrique lui a adressé une délibération avec le compte
et le budget à l'appui pour justifier de l'insuffisance
de ses ressources, invitant le conseil municipal à aviser
aux moyens de pourvoir aux frais de la refonte de la dite
cloche. M. le maire a ajouté que le poids de la matière
est de 4 quintaux de quarante kilos chacun et qu'ayant consulté
des gens de l'art, ils l'ont assuré que les frais de refonte
reviendraient tout compris à 400 francs"
Il est considéré :
1°) que les travaux en question
sont "indispensables et urgents"
2°) Que le poids de la cloche
doit être augmenté, car en fonction du vent on l'entend
mal, et que cela peut être dangereux en cas d'incendie.
3°) Que le tout monterait
les travaux à 880 F, alors que les habitants "sont
en général très pauvres" les citoyens les plus
riches proposant une souscription volontaire pour 247,50
F, et le roi le reste (sous réserve que le préfet le veuille
bien).
Il est décidé que la cloche
sera refondue le plus tôt possible. |
La cloche
a cassé à l'occasion de la fête du roi. |
| jeudi 10 mai
1838 |
"M.
le maire expose encore que le garde champêtre des Bains
de Rennes a dressé des procès verbaux contre divers particuliers
de Rennes qui jouissaient paisiblement depuis un temps immémorial
de la dépaissance pour leur troupeau sur un terrain communal
sis à l'homme mort qui a toujours fait une dépendance exclusive
du territoire de cette commune, ainsi que le justifie l'ancien
compoix de l'année 1735. La
cause portée devant M. le juge de paix du canton de Couiza
et les individus signalés dans les procès verbaux ayant
comparus devant ce magistrat, sont convenus du fait de
la dépaissance sur le terrain dont s'agit, mais ils ont
affirmés avec nous dit maire, que ce terrain était reconnu
communal de Rennes et que l'arrêté préfectoral qui l'enclave
dans la commune des Bains par convenance laisse subsister
les droits d'usage dans toute son étendue.
Or qu'ont fait les habitants
de Rennes? Il s ont joui d'un droit acquis par le temps
et qu'aucun titre n'est venu n'est venu leur enlever.
Sur quoi le conseil est appelé à délibérer s'il convient
de s'adresser aux tribunaux pour faire décider la question
de propriété "
Délibération : Le conseil
municipal décide de porter l'affaire en justice. |
Il existe
2 compoix, 1735 et 1754. |
| jeudi 10 mai
1838 |
"M.
le maire expose encore que l'église de cette commune est
trop petite pour contenir relativement à la population qui
est de 500 habitants, qu'elle est même dans un état de délabrement
qui est peu digne pour y célébrer le service religieux,
il convient dès lors de prendre des mesures pour agrandir
l'église et la mettre en bon état. Sur quoi le conseil est
appelé à délibérer. Sur
quoi le conseil prenant en considération l'exposé de M.
le maire :
Délibère que M. le maire
soit chargé de faire dresser un devis ou détail estimatif
de la dépense à faire pour la reconstruction de l'église;
et qu'il soit pris tous les moyens nécessaires pour faire
face à la dépense que nécessitera cette reconstruction." |
|
| jeudi 10 mai
1838 |
Plusieurs
particuliers ayant défrichés des terrains communaux pour
les mettre en culture sans rien payer à la mairie, ni rien
leur demander, il est décidé de nommer un commissaire chargé
d'évaluer le prix de la récolte sur pied, pour fixer un
dédommagement. |
|
| vendredi 7
septembre 1838 |
Les époux
CAPTIE ayant gagnés leur procès contre la mairie, celle
ci doit les dédommager de 255,32 F de frais de justices
qu'ils ont payés. Celle
ci sera réglée par une imposition extraordinaire. |
Jean Maury
s'oppose à la délibération et propose plutôt de vendre des
biens communaux ce que les autres refusent. |
| lundi 10 septembre
1838 |
"…
M. le maire expose à l'assemblée que la maison presbytère
et l'église nécessitent beaucoup de réparations. La commune
ne pouvant les faire toutes n'en ayant pas les moyens, il
a été fait un devis de plus argumenté et indispensable pour
éviter la ruine totale de ces deux édifices. Le dit devis
dressé par deux hommes de l'art dont le montant total de
2000 F ayant a aviser aux moyens de couvrir cette dépense
étant reconnu que les revenus communaux étant insuffisants,
même pour couvrir les dépenses annuelles ordinaires, il
paraît juste de mettre certains terrains communaux usurpés
en vente pour le produit être affecté aux dites réparations
de l'église et du presbytère. Il invite en conséquence le
dit conseil à délibérer à ce sujet…". Délibération
: Accord du conseil municipal, mais à 4-4 voix du maire
départageant. |
|
| vendredi 10
mai 1839 |
"…
M. le maire a fait au dit conseil l'exposé suivant: Vous
savez messieurs que le 1er mai 1838, jour de la fête du
Roi, la cloche cassa en annonçant cette fête solennelle;
que la commune n'ayant pas des revenus suffisants pour refondre
ladite cloche, à défaut d'imposition extraordinaire les
habitants de la commune les plus aisés ont fait une souscription
volontaire qui est même insuffisante pour couvrir tous les
frais; il s'agit donc de faire un nouveau sacrifice en imposant
la commune pour 2 ou 3 ans de la somme de 429,25 F pour
la part que reste à payer par la commune; le solde sera
fourni au moyen d'un secours à solliciter du gouvernement;
la matière prise en délibération. Le
conseil assisté des plus imposés a décidé, vu le devis
montant à 887,75 F :
1°) qu'il sera imposé
pendant les années 1840 et 1841, la moitié chaque année
la somme de quatre cent dix neuf francs vingt cinq centimes
pour servir à payer ce qui est due pour la refonte de
la cloche de cette commune ci.
2°) que M. le Préfet soit
prié de fournir un quart de la dite dépense à titre de
secours soit 221,00 F.
3°) que le rôle de souscription
volontaire des habitants soit approuvé lequel se porte
à 247,50 F.
4°) que le dit devis dressé
par deux hommes de l'art le 8 avril 1839 soit approuvé
" |
|
| vendredi 10
mai 1839 |
Règlement
définitif du budget 1838 et budget prévisionnel 1840.
Il est aussi question de
plusieurs terrains communaux usurpés et du supplément
de traitement accordé au curé pour 1838 qui n'a pu être
honoré à ce jour.
Le conseil municipal pense
qu'il sera difficile de le payer même en 1840. |
|
| samedi 29
juin 1839 |
"…
M. le maire expose que la commune possède de temps immémoriaux
un terrement en bruyère appelé l'homme mort qui a été porté
à la matrice cadastrale faite en 1834 sur la côte de la
commune qui en a toujours payée les contributions ainsi
que plusieurs particuliers des Bains qui y ont des parcelles
desquelles ils payent aussi des contributions dans la commune
de Rennes; notamment le sieur jean CASSIGNAC du Cercle;
que postérieurement M. le Préfet par son arrêté a enclavé
le dit terrement vacant dans la commune des Bains sans rien
préjuger sur les droits d'usage qu'on peut avoir sur le
terrain; il invite le conseil municipal de déclarer si il
y a bien lieu de plaider devant les tribunaux compétents
pour faire déclarer cette commune usagere du dit terrement."
Délibération : ils
iront plaider auprès des tribunaux. |
|
| samedi 29
juin 1839 |
Problèmes
avec les tournées du facteur, qui dessert aussi les Bains.
Les horaires de livraisons
du courrier à Couiza ayant changé, il est demandé de changer
l'ordre de tournée du facteur de façon à ce que Rennes
le Château soit desservit plus tôt.
A remarquer que le service
pouvait être fait deux fois dans la journée |
|
| dimanche 1
septembre 1839 |
"...
M. le Maire a donné lecture de la lettre de M. le sous Préfet
de Limoux précitée que de la pétition qui l'accompagnait
et par laquelle le Sieur Marc COUTTANS, cantonnier, domicilié
à St Paul, en la qualité d'héritier de François DENARNAUD
par oncle demande qu'il lui soit payé une somme de 200F
et intérêts provenant du projet de vente de la maison par
le dit oncle, pour agrandir le presbytère ().
Le conseil municipal considérant
que les revenus sont insuffisants pour couvrir les dépenses
ordinaires obligatoires que d'autre part les impositions
votées pour l'année 1840 absorbants les 20 centimes facultatifs
que la commune peut imposer pour la dite année; il lui
est impossible pour le moment de faire face à une pareille
dépense mais que dès que les ressources communales le
permettront il se mettra en mesure de réaliser ce projet
d'acquisition de la maison dont il s'agit qui est d'une
utilité indispensable pour l'usage du prêtre desservent"
Délibération : Achat repoussé
à plus tard. |
|
| dimanche 20
octobre 1839 |
Suite de la
précédente affaire. Comme
le plaignant insiste, et que les habitants de la commune
sont toujours trop pauvres, on envisage de vendre des
terres communales par enchères publiques. Le total intérêts
compris se monte à 250 F. Il est ensuite envisagé de vendre
d'autres terrains pour acheter une maison commune et agrandir
l'église qui est trop petite. |
|
| dimanche 20
octobre 1839 |
Classement
des chemins vicinaux. |
|
| dimanche 10
mai 1840 |
Règlement
définitif des comptes de l'exercice 1839 et budget prévisionnel
1841. On y fixe aussi
le nombre de jours à consacrer à la réparation des chemins
vicinaux.
Enfin, on budgète pour 1841
le règlement de 71,78 F à payer à l'avoué RIVALS pour
le procès contre CAPTIE. |
|
| dimanche 12
juillet 1840 |
Classement
au rang de chemin de grande communication d'un chemin de
Rennes les Bains à St Paul de Fenouillès. Le
conseil municipal est contre, car cela ne leur apporte
rien. Ils commercent plutôt avec Couiza et Limoux. |
|
| dimanche 19
juillet 1840 |
Le village
de Rennes ayant été durement touché par un orage et la grêle,
le sous Préfet annonce une indemnisation. Celle ci paraît
au conseil municipal franchement faible. Après
délibération, on décide d'affecter la somme à l'achat
d'une horloge communale utile pour le temps de travail
des ouvriers et des agriculteurs. |
|
| dimanche 9
août 1840 |
Installation
des nouveaux élus du conseil municipal. |
Il reste plein
de pages libres à la fin de ce carnet. |