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Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


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Contrat SAUNIERE / GISCARD

portant sur la statuaire de l'église de Rennes le château.

Le contrat de la statuaire de l'église de Rennes le château est un document intéressant à plus d'un titre... surtout à cause des pièces qui manquent:

- Le diable: Apparemment une oeuvre unique, du moins tirée à un seul exemplaire connu à ce jour. il semble bien qu'il ait été réalisé sur commande spéciale de l'abbé (contrairement au chemin de croix), et il serait intéressant de connaître les exigences liées à sa réalisation.

- Le bas relief de Marie Madeleine sous l'Autel, que l'abbé est réputé avoir peint de ses mains.

- La chair qui est elle aussi en terre cuite. Je confirme qu'elle a bien été fabriqué par GISCARD, et là encore, elle correspond à un modèle standard proposé par le statuaire.

Concernant les fameuses "directives" que l'abbé SAUNIERE aurait imposé à son statuaire concernant les oeuvres destinées à l'église, on peut voir qu'elles sont limités. Les indication ésotériques que certains ont voulu y voir en relation avec l'affaire de Rennes le château ne me semblent pas plausibles. Par contre, GISCARD est un compagnon du tour de France, connaissant bien son symbolisme. Il a aussi, peut être, appartenu à certaines société ésotériques. Son oeuvre est pleines d'allusions et de symboles qui n'ont pas manqués d'être relevés.

Enfin, le prix de 2500,00 fra,ncs correspond à plusieurs années du salaire de l'abbé SAUNIERE à l'époque. De même, chacun relèvera que l'abbé n'a en rien limité sa dépense... Par exemple, tous les modèles sont en terre cuite, plus chère que le plâtre. De la même façon, les sujets sont peints à l'huile etc...


L'an mil huit cent quatre vingt seize et le vingt du mois de novembre, entre Monsieur Giscard peintre statuaire , résidant à Toulouse, rue de la colonne,25, d'une part; et Monsieur l'abbé Saunière, curé de Rennes le Château, canton de Couiza, Aude, d'autre part, a été convenu ce qui suit:

             Pour la somme de Deux mille cinq cent francs francs, payable par annuités de cinq cent francs, à partir de fin décembre mille huit cent quatre vingt dix sept, Monsieur Giscard, statuaire résidant à Toulouse, s'engage dans le délai de quatre mois à fournir à Monsieur l'abbé Saunière, Curé de Rennes le Château, et à lui rendre franco de port et d'emballage en gare de Couiza Montazels et les articles ci-après:

 1°) Un bas relief, grandes bosses, en terre cuite inaltérable, exécution tout à fait artistique et irréprochable, riche polychromie, pierreries, yeux émaillés., diamètre : trois mètres. Titre du bar relief: " Venez à moi etc. " onze ou douze personnages.

 2°) Un chemin de croix en terre cuite, scène en haut relief; personnage peints (1) au naturel, costume de l'époque, fond paysage, exécutions irréprochables est conforme au modèle envoyé (2) dont la hauteur et de 1 mètre 26 centimètres et la largeur de 0 mètre 60 centimètres: Riches polychromie partout.

 3°) les piscines avec groupe représentant, le baptême de N.S.J.C. par Saint-Jean Baptiste en terre cuite artistique, riche porte en cuivre doré, exécution irréprochable, polychrome comme ci-dessus; pierreries, yeux émaillés. Hauteur du sujet: deux mètres 90 centimètres Largeur: 0 mètre 80 centimètres. Tout conforme au modèle donné.

 4°) Sept statues, toujours en terre cuite de 1 mètre 30 centimètres de hauteur chacune, décoration extra-riche, peintures moyen age et en plein, Pierreries, yeux émaillés. Nom des Sts Vierge mère avec enfant Jésus, Saint Joseph avec enfant Jésus, conformes l'un et l'autre au modèle désigné. Saint Antoine de Padoue avec enfant Jésus debout sur le livre. Sainte marie Madeleine patronne de la Paroisse. Saint Antoine ermite second patron. Sainte Germaine avec deux agneaux et St Roch. Toutes ces statues au conformes aux modèles décidés et irréprochables quant à l'exécution.

 5°) Six socles assortis aux dimensions des statues furent. Quatre avec deux têtes d'anges aux yeux émaillés: deux socles avec une seule tête d'ange aux yeux aussi émaillés. Et Un Septième socle, forme colonne avec quatre anges debout. Décor extra-riche et peinture moyen age; Pierreries, yeux émaillés, conformes au modèle. La hauteur de ce dernier socle sera donnée plus tard. 

6°) Deux pinacles, style roman, comme d'ailleurs pour tous les autres articles, pour les deux statues de la Ste Vierge et de Saint Joseph, même matière, même exécution artistique et même richesse de décoration.

 7°) Trois autres petites statues de chacune de 0 mètre 70 centimètres, ni plus ni moins de haut décoration extra riche, Pierreries, yeux émaillés. Ces trois statues sont une Vierge romane un Saint Joseph et le Sacré Coeur de Jésus.

            Avec tous ces articles qui seront peints à l'huile, de façon à pouvoir supporter plusieurs lavages, Monsieur Giscard s'engage, en outre, à venir, sinon lui, du moins à envoyer à ses frais un ouvrier pour la pose du bas relief: " Venez à moi, etc. " et pour le restant si toutefois le séjour de cet ouvriers était nécessaire, ce que je ne crois point.

De son côté, Monsieur l'abbé Saunière, Curé de Rennes le Château, s'engage à son tour à solder à Monsieur Giscard, peintre statuaire à Toulouse, la somme de deux mille cinq cent francs comme il a été dit plus haut, par annuité de cinq cents francs, à partir de la fin du mois de décembre mil huit cent quatre vingt dix sept.

             Il s'engage de plus, à faire transporter à ses frais de Couiza à Rennes tous les articles dont il a été parlé et à nourrir et loger l'ouvrier envoyé.

             Enfin, en cas de décès, Monsieur l'abbé Saunière autorise Monsieur Giscard a enlever de l'église de Rennes le Château, les objets qui n'auraient pas été payés, à moins que la commune où la fabrique se chargeât de les solder.

             Fait en double au presbytère de Rennes le Château ne, les mêmes jours mois et an que dessus.

             Signature des deux contractants.

(1) Ce n'est donc pas l'abbé qui peint le chemin de croix...

(2) Pour éviter toute équivoque, je tiens à préciser que le modèle est présenté par Giscard à l'abbé SAUNIERE et non l'inverse. En effet, le chemin de croix de l'église de Rennes le château est un modèle standard, vendu à plusieurs exemplaires. il en existe dans d'autres églises. Ce n'est donc pas Bérenger SAUNIERE qui soumet un modèle à GISCARD avec des indications de sa façon correspondant à Rennes le château.  Enfin, il est utile de savoir que le chemin de croix présent à Rennes a été repeint partiellement à une époque récente. La façon dont il apparaissait exactement du temps de l'abbé nous est donc inconnue. Bien entendu, les rajouts opérés ont "un sens".



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