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Si quelqu'un pouvait nous remettre en relation.

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Octonovo




Dernière mise à jour
le 30 juin 2005


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Vous trouverez ci après la reproduction de trois documents antérieurs à l'arrivée de Béranger SAUNIERE témoignant de l'état de l'église du village de Rennes-le-Château.

Rapport d'architecte-1845

Rapport de l'architecte de la ville de Limoux sur l'état de l'église de Rennes.

    Nous, architecte de la ville de Limoux soussigné, déclarant avoir procédé le 6 du mois courant à la vérification de l'église de la commune de Rennes, sur l'invitation à nous faite le 23 du mois dernier par M. le Maire et plusieurs membres du conseil municipal de la dite commune et avoir reconnu qu'aucune partie de l'édifice ne menace ruine comme paraissait le craindre l'autorité locale de la commune.

    Nous pensons que la réparation de la toiture qui est dans un état complet de délabrement suffira pour garantir l'intérieur de l'église des gouttières qui se sont formées par le laps de temps à travers la voûte qui recouvre la nef et le choeur de l'église.

    Notre opinion sur la solidité de l'édifice est basée sur l'état des murs qui sur aucun point n'ont perdu leur aplomb et sur l'état de la voûte ou l'on ne remarque nulle part aucun mouvement.

    Nous pensons encore que pour la conservation de la tour carrée servant de clocher, il est urgent d'en réparer la toiture et de le crépir sur les quatre faces extérieures avec du bon mortier.

    Au moyen des réparations que nous venons d'indiquer et avec les réparations d'entretien nécessaires nous sommes d'avis que le bâtiment servant d'église aura une durée pour le moins aussi longue que celle qu'il a eue jusqu'à ce jour. Nous devons dire cependant, que toutes ces réparations ne sauraient jamais modifier l'intérieur de l'édifice dont la forme est disgracieuse et irrégulière surtout quant à la voûte.

    Fait à Limoux le 25 Mars 1845.

 

Rapport d'architecte-1853

 Rapport sur l'état actuel de l'église de Rennes.

    Nous, Guiraud CALS, inspecteur des édifices diocésains à Carcassonne, déclarons nous être rendu sur les lieux pour y examiner et vérifier le susdit édifice sur l'invitation à nous faite le 21 Octobre dernier par Monsieur le Préfet du Département de l'Aude.

    L'église de Rennes ne se trouve point dans un état de dépérissement tel qu'il nous a été signalé. Cet édifice présente, il est vrai une physionomie dangereuse mais le danger n'est que superficiel, nous ne devons pas par conséquent nous en préoccuper.

    La voûte est irrégulière sur tous les sens, c'est à dire qu'elle présente des grands affaissements tant sur la coupe longitudinale que sur sa coupe transversale. Nous nous sommes scrupuleusement assuré de cet état de choses, et, nous avons reconnu que toutes ces sinuosités proviennent des tâtonnements qui accusent une grave ignorance de procédés de l'art de bâtir à cette époque. Cette construction est fort ancienne, nous pensons qu'elle remonte au VIII ou IX siècle. La pratique et l'intelligence manquaient aux ouvriers de cette époque, et principalement à ceux des villages reculés comme celui de Rennes. Aussi nous sommes nous portés à croire que toutes ces irrégularités proviennent de la mauvaise conjection des cintres. La preuve en est évidente, puisque le mur du Nord a gardé son aplomb primitif et qu'on ne remarque aucune lézarde sur toute la surface.

    Le mur du midi est en surplomb de huit centimètres et quoiqu'on y remarque deux énormes contreforts postérieurs à la construction de l'église, nous croyons que ce mur a été construit tel qu'il est aujourd'hui puisque on ne voit aucune dislocation ni sur la voûte, ni sur le mur. Nous trouvons donc que cet édifice ne présente pas des dangers sérieux pour la sécurité publique.

    Nous reconnaissons que l'église est trop petite pour une population de 500 âmes que contient la commune de Rennes. Quant à l'agrandissement, la disposition de l'église ne nous permet point d'ouvrir des baies pour y pratiquer ni chapelles ni bas cotés, le seul moyen d'agrandissement serait la construction de la tribune projetée, mais nous ne l'approuvons pas. L'église de Rennes présente non seulement des affaissements à la voûte mais encore une disposition d'un plan tout à fait irrégulier et bizarre. La tribune, les plâtrages et les crépissages qu'on se propose d'y faire ne modifieront jamais la physionomie irrégulière que présente l'intérieur, à ce point de vue seulement nous serions d'avis d'annuler toute sorte de projet d'agrandissement et d'embellissement et d'attendre que la commune eût assez de fonds pour parer à la construction d'une nouvelle église dont les dépenses pourraient s'élever à la somme de 4500 francs environs.

    Dressé par l'inspecteur diocésain soussigné à Carcassonne le 9 Novembre 1853.

 

Evêché-1883

Nous, évêque de Carcassonne,

    Vu en date du 1er Avril 1883, une délibération du conseil de fabrique de l'église de Rennes-le-Château, qui constate le mauvais état du clocher de l'église paroissiale, et qui, en l'absence de toute ressource pour le réparer, conclut à recourir au conseil général, de concert avec les membres du conseil municipal;

    Vu en date du 11 Février 1883, une délibération du conseil municipal de la dite commune, qui reconnaît non seulement l'urgence de la réparation du clocher lézardé sur les 4 faces mais encore celle que nécessitent les toitures du presbytère et de l'église;

    Vu que dans la délibération précitée du 11 Février 1883, le conseil municipal a approuvé à l'unanimité chaque article de ce devis et la proposition de M. le Maire de recourir au conseil général afin d'en obtenir un secours qui permit de d'exécuter ces différentes réparations et que serait de 697 francs, la commune s'étant en 1882, imposée une somme de 250 francs pour le même objet et ne pouvant aller au delà;

    Constatant l'accord existant entre les deux conseils de la commune et de la paroisse pour appliquer un prompt remède au mal qu'ils signalent;

    Considérant que la situation exceptionnelle de cette localité assise sur un plateau élevé et aride la réduit à une pauvreté inévitable;

    Considérant qu'une contribution de 250 francs a déjà été votée par le conseil municipal pour commencer ces réparations urgentes;

    Sommes d'avis que le conseil général de l'Aude accueille favorablement la demande à lui adressée par les représentants légaux de Rennes-le-Château.

    Fait à Carcassonne, le 17 Août 1883.

    Pour Monseigneur, l'Évêque absent, Le Vicaire Général.



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